Changement climatique : Ikopa et Sisaony s’assèchent dangereusement

Malgré les précipitations attendues ce jour, la situation ne risquerait pas encore de s’améliorer.

Les rivières d’Ikopa et de Sisaony sont presque taries avec un niveau de moins de zéro mètre. Les rizières aux alentours de ces rivières sont asséchées au grand désespoir des paysans

Les anguilles ainsi que les poissons qui flottaient à la surface de la rivière d’Ikopa, plus précisément du côté de Tanjombato, ont fait l’objet d’attraction des badauds ces derniers jours. En effet, le tarissement de la rivière d’Ikopa est à l’origine de ce phénomène. Selon les informations obtenues auprès du directeur général de l’Autorité pour la protection contre les inondations de la plaine d’Antananarivo (APIPA) , Ranto Rakotonjanahary , le niveau de cette rivière est au-dessous de 0,20m à l’échelle d’Anosizato. La rivière de Sisaony n’est pas également épargnée par cet assèchement car son niveau est à moins de 0,27 m à l’échelle d’Ampitatafika et le niveau de Bevomanga est actuellement de 1,47m. La situation est critique comparée à l’année dernière. À la même période en 2020, le niveau de l’Ikopa à l’échelle d’Anosizato était de 1,60m contre 2m pour Sisaony à l’échelle d’Ampitatafika et de 3,19m pour Bevomanga. « C’est l’effet du changement climatique et l’évolution de la situation dépendra des précipitations. Le niveau de ces rivières a certes connu une baisse significative mais il ne faut pas perdre espoir car la saison pluvieuse ne s’achèvera que vers le 15 avril », a-t-il souligné

Optimisme. Si l’on se réfère aux prévisions du service de la météorologie, la situation ne risque pas encore de s’améliorer dans les prochains jours. Des précipitations sont attendues à Analamanga notamment à Antananarivo, ce jour. Mais contrairement aux régions Betsiboka, Melaky, Sofia et Boeny , elles ne seront pas abondantes. Cependant, des pluies abondantes sont attendues durant ce mois de janvier sur une grande partie des Hautes Terres centrales, d’après le bulletin saisonnier du mois de janvier au mois de mars.

Inquiétude. Le déficit pluviométrique a fait le bonheur des piégeurs de poissons mais il a par contre suscité une vive inquiétude chez les paysans. Les rizières sont asséchées du côté d’Ambohitrimanjaka mais heureusement qu’ils ont déjà fait leurs récoltes de riz. « Nos activités dépendent de l’eau de l’Ikopa , nous nous inquiétons de la situation. La production rizicole n’arrive plus à subvenir aux besoins des familles qui dépendent de la filière agricole et la prochaine saison s’annonce déjà catastrophique », se plaint un cultivateur d’Ambohitrimanjaka.

Narindra Rakotobe

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