Assainissement et hygiène : 80% d’écoles dépourvues d’eau potable

Ce partenariat permettra de construire des points d’eau dans quinze écoles à Analamanga

Plus de la moitié des établissements scolaires à Madagascar ne disposent pas d’eau potable. L’Ambassade du Japon a ainsi financé la construction de point d’eau dans quinze écoles à Analamanga

Faible. C’est le moins qu’on puisse dire du taux d’approvisionnement en eau potable dans les établissements scolaires. À Madagascar, 80% des écoles n’ont pas accès à l’eau potable, selon le ministre de l’Education nationale (MEN)  , Marie Michelle Sahondrarimalala. Pour y remédier, l’Ambassade du Japon a appuyé le MEN par le biais d’un projet de dotation d’eau dans quinze Écoles primaires publiques (EPP) au niveau de quatre Circonscriptions scolaires (Cisco) de la région Analamanga. Il s’agit de Manjakandriana , Anjozorobe , Antananarivo Avaradrano et Atsimondrano. La signature du contrat y afférent a été signée hier à Ivandry à travers le projet « dons aux micro-projets locaux contribuant à la sécurité humaine ». 1686 élèves et 78 enseignants en seront les bénéficiaires. « C’est un don d’une valeur de 75 000 euros soit l’équivalent de 330 millions d’ariary. Ce programme a pour objectif de délivrer un projet qui permet à chaque personne de vivre en sécurité sans laisser personne en retrait » , selon l’Ambassadeur du Japon , Yoshihiro Higuchi

Absentéisme. L’inexistence d’eau potable dans les établissements scolaires n’est pas sans conséquence. Cette situation figure parmi les causes d’absentéisme assez élevé chaque année à cause des  maladies dues aux mauvaises conditions d’hygiène et à l’utilisation d’eau non-potable et insalubre. Il y a entre autres la diarrhée, les douleurs abdominales, la fièvre ainsi que d’autres maladies infectieuses. Il est donc extrêmement important de maintenir l’hygiène par le lavage des mains avec du savon. Selon toujours le ministre de l’Éducation, ce projet contribue beaucoup dans la lutte contre le coronavirus. « L’accès à l’eau potable est un droit et contribue beaucoup à l’amélioration de  la santé et l’apprentissage des élèves. Ce don arrive à point nommé surtout dans le contexte où se trouve le pays », poursuit Marie Michelle Sahondrarimalala

Entretien. Le contrôle de l’entretien de ces  infrastructures qui seront installées au niveau de ces établissements sera strict.  Selon le président de l’association Miarintsoa , William Randriamiarina , un « comité scolaire wash » composé des enseignants , des parents et des élèves sera créé au niveau de chaque établissement pour veiller à la bonne utilisation des infrastructures . À noter que c’est cette association  qui va mettre en œuvre le projet proprement dit. « Nous avons déjà formé des personnes pour entretenir ces infrastructures. Des pièces de rechanges ont été aussi mises à leur disposition au cas où les bornes fontaines seraient endommagées », a-t-il indiqué.

Narindra Rakotobe

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