« Akany Avoko » : Valorisation des résidus végétaux en charbon vert

Le charbon vert est fabriqué à l’aide de ces feuilles séchées.

Les enfants accueillis au centre Akany Avoko Ambohidratrimo et Bevalala bénéficient d’un renforcement de compétences dans la fabrication du charbon vert.  L’objectif étant de leur permettre de devenir autonomes mais aussi de préserver l’environnement

Un produit nouveau et innovant. Le remplacement du charbon de bois par des déchets verts est en vogue. Le constat général est que la qualité du charbon vert produit n’est pas suffisante pour séduire les utilisateurs. Le centre Avoko, sis à Ambohidratrimo, et son annexe à Bevalala qui accueille 150 enfants ont déjà mis en œuvre ce projet depuis quelques années en mélangeant la terre, l’eau et les feuilles séchées.  Malheureusement, les produits ne correspondent pas encore aux attentes du point de vue technique et esthétique, selon la directrice de ce centre, Lalasoa Andriandanja. C’est dans cette optique que les étudiants en 2ème année, filière Administration à l’Institut national des sciences comptables et de l’administration d’entreprises (Inscae) ont décidé d’appuyer le centre. Cet appui se traduit par l’achat d’une machine pour la fabrication du charbon vert.  Pour y parvenir, les étudiants ont prévu de collecter des fonds. « L’acquisition de cette machine permettra d’augmenter la production qui est actuellement de 100 par jour si nous avons prévu d’augmenter cela à 500. Une formation a également été dispensée par Aim’ala pour le renforcement des compétences des enfants et de nos formateurs », souligne Lalasoa Andriandanja.

L’objectif du centre en matière d’énergie renouvelable est de réduire les dépenses mais également d’éliminer l’utilisation du bois pour préserver l’environnement. Ce n’est qu’après l’obtention de cette machine que les responsables prévoient de commercialiser ces produits. Ces étudiants de l’Inscae ont décidé de soutenir cette initiative compte tenu des effets de la dégradation de l’environnement sur le climat et l’être humain.  « Nous avons mis en œuvre cette formation de renforcement de compétence pour que les participants puissent partager leurs expériences. La préservation de l’environnement est l’affaire de tous et chacun doit faire sa part d’efforts », selon, à son tour, Lianasoa Rakotovao, étudiante en 2ème année, filière Administration à l’Inscae.

Narindra Rakotobe

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Un Commentaire - Ecrire un commentaire

  1.  » mélanger la terre, l’eau et les [feuilles séchées] » : Ah oui ! vu la couverture végétale de Madagascar, ce projet est juste pas viable. Pourquoi ne pas s’inspirer de l’expérience haïtienne ( charbon vert de bagasse de canne) ?
    Autres curiosités :  » …cette machine permettra d’augmenter la production qui est actuellement de 100 ( quoi ???) : grammes, kilos , m3 ???
    Enfin, Ce n’est pas vraiment pas le domaine de compétences de l’Inscae .
    Troublant !

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