Famine dans le Sud : Près de 4 000 personnes, dont 1 000 enfants, déplacées depuis janvier 2021

La population du Sud fuit la faim pour de meilleures perspectives ailleurs.

L’Office des Nations Unies pour la Coordination des Affaires Humanitaires (OCHA) a dressé un aperçu alarmant de la situation humanitaire à Madagascar.

« De novembre 2020 à janvier 2021, le Grand Sud a été touché par la sécheresse la plus sévère depuis 1981, coïncidant avec la saison des semis agricoles, selon le PAM ». C’est ce qu’on peut lire dans le communiqué publié le 1 avril dernier par l’OCHA ( Office for the Coordination of Humanitarian Affairs ou Office des Nations Unies pour la Coordination des Affaires Humanitaires). Un document qui note que le Grand Sud enregistre « 60 % de pertes sur les récoltes en avril/mai 2021 comparées à la moyenne des cinq dernières années ». Données obtenues grâce à une « évaluation préliminaire conduite conjointement par le PAM/FAO, le BNGRC et le Ministère de l’Agriculture en février 2021 », indique le communiqué. Avant de noter que les pertes en matière de récoltes vont prolonger la crise au-delà du mois de juin prochain. Ainsi, les habitants du Grand Sud de Madagascar seraient actuellement « confrontés au pic de la période de soudure». Situation qui contraindrait «la population à des pratiques d’alimentation désespérées, telles que la consommation d’argile mélangée avec du tamarin, de termites, de tubercules sauvages ou encore de mangues non mûres ». Ce qui ferait « qu’environ 4.000 personnes —dont plus de 1 000 enfants—se sont déplacées vers plusieurs districts (Taolagnaro, Betroka et Ampanihy) depuis janvier 2021 à la recherche d’assistance et de soutien ».

En sourdine. Le communiqué de l’OCHA révèle également que plus de 2 millions de cas de paludisme ont été enregistrés en 2020. Le document de faire également savoir que 642 décès ont été observés durant la même année. Avant de noter que « les cas de paludisme ont augmenté à partir de novembre 2020 dans plusieurs communes de 16 régions ». Et que « plusieurs communautés continuent de signaler un nombre de cas de paludisme supérieur à la moyenne ». Ce qui pourrait changer la donne à Madagascar qui a vu un recul du taux de positivité durant l’année 2020. Par ailleurs, l’OCHA de résumer la situation de la Covid-19 qui prévaut à Madagascar. Ainsi, le taux de positivité serait passé de « 7,1% en janvier à 15,4% au mois de février de cette année. Depuis le début de l’épidémie, 23.230 cas, incluant 378 décès, ont été enregistrés, dont 5.117 cas signalés en 2021. Deux villes, Mahajanga et Nosy-Be, ont été mises en confinement pour contrôler la propagation de la maladie », peut-on lire dans le communiqué de l’OCHA.

José Belalahy

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Un Commentaire - Ecrire un commentaire

  1. C’est triste et honteux qu’il y des Malagasy qui ont faim et vont mourir, ….
    On a des dirigeants qui sont capables d’inaugurer des KFC, des Pharmagasy, …. des téléphériques et passer les vacances à Miami. Et les millions de Malagasy malades du paludisme, dans la famine ?
    .
    1- Notre Pharmagasy Nationale , l’IMRA ne sont pas capables de fabriquer un médicament préventif et curatif contre le paludisme ? 2 millions de malades ? plus les autres millions dans le monde,
    Ils étaient capables de fabriquer du CVO++++ pour sauver le monde en temps record et laissent 2 millions de Malagasy dans le paludisme ?
    .
    2- Il faut accélérer la construction du téléphérique (du centre vers le sud) pour faciliter l’envoi des vivres pour les affamés, en plus de ce qui est prévu,

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