Protection sociale : «L’ODD 1.3 est déjà atteint» dixit Andrianiaina Randriamananjara

Madagascar prévoit de bénéficier près de 4 millions d’individus des programmes de filets sociaux de sécurité d’ici 2025.

«L’objectif du développement durable selon lequel 15% de la population vulnérable devraient bénéficier des aides financières, plus précisément des aides sociales, est déjà atteint. Nous avons dépassé ce cap». Ce sont là les propos d’Andrianiaina Randriamananjara, directeur général de la protection sociale auprès du ministère de la Population, de la protection sociale et de la promotion de la femme pour faire état de la situation de la protection sociale à Madagascar lors d’un entretien téléphonique hier. «Les programmes de filets sociaux de sécurité vont s’étendre jusqu’en 2025». «Une extension à la fois verticale et horizontale. C’est-à-dire, les programmes vont toucher plus de bénéficiaires, d’un côté, et les aides financières vont augmenter, de l’autre» d’après toujours les explications de notre interlocuteur. Ainsi, le pays se fixe d’atteindre environ «25 % de la population» d’ici 2025 si l’on s’en tient toujours aux dires d’Andriniaina Randriamananjara. «Si l’on est partie de 207 000 ménages, soit entre 1 200 000 à 1 500 000 individus, nous fixons l’objectif de bénéficier près de 4 000 000 d’individus des programmes de filets sociaux de sécurité d’ici 2025», lance avec optimisme, le directeur général de la protection sociale

Spécifique. Dans un communiqué publié dans le cadre de la dissémination des résultats de l’enquête rapide sur les impacts de la Covid-19 sur la situation des enfants à Madagascar, l’Unicef Madagascar note toutefois que «17 % de la population ont bénéficié d’au moins un programme de protection sociale en réponse à la pandémie du Covid-19». Le communiqué faisant également savoir que les programmes avec les plus grandes couvertures sont : «la distribution de masques (11 % dans l’ensemble, 21 % en milieu urbain), le Tosika Fameno, le transfert monétaire non-conditionnel (5 % dans l’ensemble, 12 % en milieu urbain) et le Vatsy Tsinjo, distribution de Produits de Première Nécessité (4 % dans l’ensemble, 13 % en milieu urbain)». Avant de qualifier la couverture de «spécifique» et étant «largement supérieure à la couverture générale de tous les programmes de protection sociale observée auparavant (seulement 5 % selon le MICS 2018)». Avec les 90 000 dollars du financement additionnel 2 et les 150 millions de dollars du financement additionnel 3 de la Banque Mondiale, les programmes de filets sociaux de sécurité de Madagascar devraient avoir plus d’impacts s’ils suivent le même lancé. L’extension desdits programmes renvoient toutefois sur l’importance de la mise en place des registres sociaux des personnes vulnérables. L’on se demande d’ailleurs, où est-ce-qu’on en est actuellement sur la question ?

José Belalahy

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