Aires marines protégées : Quid de l’engagement de Madagascar à Sydney ?

Les richesses des mers et océans sont incontestables.

Le potentiel économique des océans n’est plus à démontrer. Avec ses 1 140 000 km² de surface marine, les richesses de Madagascar ne semblent pas lui profiter.

La journée mondiale des océans, hier, a soulevé des questions sur l’engagement pris par Madagascar durant le congrès Mondial des Parcs organisé à Sydney en Australie en 2014. En effet, « durant cet évènement, Madagascar s’est engagé à tripler le nombre de ses aires protégées marines avant 2020 ». Une ambition noble compte tenu des enjeux que représentent la mer et les océans. Tripler la superficie de ses aires protégées générerait des « bénéfices écologiques, économiques et sociaux » pour Madagascar. Sur le plan environnemental, cela permettrait de créer des zones tampons qui protègent contre les catastrophes naturelles et les impacts du changement climatique. Mais surtout, de soutenir la reproduction et la survie des espèces, qui bénéficient d’un lieu de refuge, de frais et de l’alevinage ». Les avantages de cet accroissement de la superficie des aires marines protégées de Madagascar a également des impacts sur le potentiel écotouristique. Le rapport « Aires marines protégées: des investissements réfléchis au profit de la santé des océans » publié par le WWF en 2015 note d’ailleurs que « étendre la couverture des zones côtières et aires marines protégées à 30% à l’échelle mondiale généreront en 2050, des profits estimés à 490 milliards à 920 milliards de dollars et quelque 150 000 à 180 000 emplois à plein temps dans la gestion des AMP ».

Sécurité. Les efforts d’extension du nombre des aires marines protégées impactent de façon conséquente la vie et la survie des communautés qui dépendent des activités marines comme la pêche. L’amélioration de la reproductivité des espèces de poissons permet de pallier les problèmes d’insécurité alimentaire sur le long terme. Aussi, « les écosystèmes côtiers sont reconnus pour leur rôle important dans la lutte contre le changement climatique à travers la séquestration de carbone ». En effet, « la végétation côtière comme les herbiers marins, les mangroves et les marais salants sont des viviers de séquestration de carbone qui permettent des possibilités économiques sur le marché de compensation carbone ». Si les avantages des aires marines protégées sont connus, les dernières informations concernant leur extension remontent à celles relatives à l’identification de 6 zones potentielles d’environ 95 000 Km2.

José Belalahy

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