Langue d’enseignement : Les écoles privées contre l’adoption du malagasy pour le 1er sous-cycle

Les écoles catholiques sont réticentes face à la mise en œuvre de la réforme du programme scolaire.

Le débat sur la langue d’enseignement, qui est l’un des points fondamentaux du plan sectoriel de l’éducation, rebondit. Les écoles privées sont réticentes face à l’utilisation du malagasy comme langue d’apprentissage durant les trois premières années du premier sous-cycle.

Un pas en avant, deux pas en arrière ! C’est ce que la plateforme de la direction nationale de l’enseignement privé déplore dans l’utilisation de la langue maternelle pour les trois premières années d’enseignement, inscrite dans le Plan sectoriel de l’éducation (PSE). Pour le Directeur national des écoles catholiques (DINEC), le Père Jules Ranaivoson, l’élaboration de la politique linguistique devrait être priorisée avant l’élaboration du programme d’étude. « Nous suggérons que le bilinguisme soit maintenu depuis le préscolaire jusqu’à l’enseignement supérieur. Tout simplement parce que nous utilisons encore la langue française dans l’Administration », a-t-il indiqué. Le directeur national des Institutions laïques pour l’éducation (Aile) Celin Rakotomalala, quant à lui, redoute le retour de la malgachisation. « L’adoption de la langue maternelle comme langue d’enseignement durant la Première République a été un fiasco. Certains parents ont choisi de scolariser leurs progénitures dans les écoles d’expression française pour qu’ils puissent maîtriser cette langue dès leur plus jeune âge », a-t-il indiqué.

Réforme. A partir de ce jour se tient le conseil national de l’éducation catholique qui prendra fin vendredi. La restitution de ce conseil national sera, par contre, annoncée officiellement samedi prochain lors de la cérémonie de la rentrée solennelle des écoles catholiques. Une attention particulière sera portée sur les points qui doivent encore être débattus dans le PSE. D’après toujours le Père Jules Ranaivoson, les concepteurs du programme scolaire ainsi que toutes les parties prenantes doivent se réunir autour d’une table ronde pour évaluer ensemble sa faisabilité autrement dit, s’il répond aux besoins actuels. L’éducation fondamentale de neuf ans, les nouvelles séries au baccalauréat ainsi que la langue d’enseignement font partie des sujets auxquels les écoles privées souhaiteraient avoir des éclaircissements de la part des trois ministères en charge de l’éducation.

Narindra Rakotobe

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