Non-ratification du protocole de Maputo : Madagascar en retard d’une année

Seth Andriamarohasina, très engagé dans la protection des droits de l’Homme.

Les droits des femmes restent encore bafoués, notamment en raisonde la non-ratification du protocole de Maputo. L’égalité des sexes et l’interruption thérapeutique de la grossesse font encore débat.

Le débat sur la ratification du protocole de Maputo ressurgit. La date limite pour sa ratification a été fixée au 31 décembre 2020, et Madagascar accuse une année de reard. C’est durant un atelier de concertation autour de ce protocole organisé hier à Antaninarenina que la Commission nationale indépendante des droits de l’homme (CNIDH) a expliqué ces enjeux, surtout à l’endroit des femmes. « Ce protocole déjà signé mais non encore ratifié par Madagascar comporte 25 articles mettant en exergue, entre autres, les droits de la femme en matière de succession, nationalité, divorce, éducation, santé et droits reproductifs, développement durable, politique ou social. Ces articles seront revus un à un avant la radification proprement dite », selon le président d la CNIDH, Seth Andiramarohasina.

Egalié des sexes. L’ambiguïté de cet article figure parmi les raisons avancées concernant le retard de sa ratification, selon à son tour la députée Goulamaly Masy, de la commission « égalité de genre », de la promotion de la femme et du développement auprès de l’Assemblée Nationale. C’est également le cas pour l’article 14 sur la santé et les droits reproductifs. « La gent féminine représente 50% de la population et nous devons faire tout notre possible pour défendre leurs droits. Des efforts seront ainsi déployés pour que ce protocole soit ratifié lors de la session ordinaire prévue en 2022 à l’Assemblée Nationale », a-t-elle indiqué. L’interruption thérapeutique de la grossesse (ITG) figure parmi les grandes lignes de l’article 14 et qui a déjà fait l’objet d’une proposition de loit à l’Assemblée nationale, mais rayée de l’ordre du jour.

Narindra Rakotobe

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