Une LFI 2022 votée sans problème

La LFI 2022 est passée comme une lettre à la poste à l’Assemblée nationale. Elle a été votée presque à l’unanimité sans amendement. Le texte proposé par les députés instituant une taxe de 20% sur les bondillons a disparu et l’on est revenu au texte initial. Le régime a imposé ses vues dans la manière de gérer les finances de l’État et va appliquer son programme librement, sans aucun frein. L’opposition et les représentants de la société civile vont continuer à jouer leur rôle en dénonçant ce qu’ils considèrent comme des travers du pouvoir.

Une LFI 2022 votée sans problème

La société civile, avant l’examen de la LFI 2022 à l’Assemblée nationale, a essayé d’éclairer l’opinion sur les supposées incohérences de cette loi. Lorsque le projet de loi est passé en commission, il n’y a pas eu de grande discussion. Les députés ont, cependant unanimement, demandé l’augmentation de la taxe des bondillons et de la faire passer de 10% à 20%. On sait ce qu’il est ensuite advenu. Aucune retouche n’a été apportée au texte. La LFI 2002 a été adoptée à la majorité, seuls les députés de l’opposition ont manifesté leur refus de le faire. On ne sait pas exactement ce qui s’est passé en coulisse, mais le pouvoir est sorti indemne de ce face-à-face qui aurait pu être risqué pour lui. Il peut maintenant travailler sans être gêné et il dispose de toute latitude pour appliquer son programme. Cette quasi-unanimité est cependant trompeuse car cela n’empêchera ni les critiques ni les remarques pertinentes des membres de la société civile et de l’opposition. Ces derniers se chargeront de dénoncer les failles qu’ils ont constatées. Mais le régime est le maître du jeu. Il peut agir comme bon lui semble. L’opinion a son libre arbitre et elle possède un jugement sûr. Elle ne se laisse plus manipuler facilement.

Patrice RABE

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