Le tour du Mondial : L’Afrique est encore mal partie

Les Super Eagles sont encore en train d’écrire une mauvaise page de leur histoire, en refusant, jeudi, de monter dans le car pour la séance d’entraînement à Campinas.

Une grève qui donne l’impression du déjà vu car ressemblant à s’y méprendre aux problèmes des Camerounais qui ont revendiqué le paiement de leurs primes. Et du Cameroun au Nigéria, le pas fut vite franchi pour les hommes de Stephen Keshi qui doit se mordre les doigts car ce n’est pas la meilleure approche pour affronter, lundi, la France pour le compte des huitièmes de finale.

Autant le dire, il ne s’agit plus des Français qui ont refusé (décidemment) de descendre du bus lors de la Coupe du Monde en Afrique du Sud mais bien d’une autre équipe beaucoup plus jeune et beaucoup plus solidaire et donc plus redoutable.

Sur le papier du reste, le Nigéria fait seulement figure de challenger même s’il retrouve un certain bon sens pour laisser de côté les primes et penser aux moyens d’obliger Hugo Lloris, à ramasser le cuir au fond de ses filets. Mais encore une fois, c’est loin d’être facile…

Les Pays-Bas en première ligne. L’existence des « blancs » dans le calendrier oblige les journalistes à trouver autre chose car le Mondial a horreur du vide. Du coup, tout le monde s’amuse à trouver le vainqueur de cette édition 2014.

Dans cette saga et même par la presse sud-américaine connue pour un certain chauvinisme, les Pays Bas se trouvent loin devant avec leur trio infernal dont Robben, Van Persie et De Jong. Des hommes capables d’inverser à eux seuls, le cours du jeu.

A l’étage juste en dessous viennent l’Allemagne de Muller, l’Argentine de Messi mais aussi le Brésil de Neymar. Trois formations qui se ressemblent avec la notion de star-dépendance.

Que ferait ce Brésil 2014 sans Neymar ? Sans Messi, que resterait-il de l’Argentine ? Et sans Thomas Muller, les Allemands sauront-ils prendre le bon bout pour trouver le chemin des filets ?

Autant de questions qui montrent la fragilité de ces supposés grandes équipes. Et du succès à la défaite, il n’y a qu’un tout petit pas à franchir.

A l’heure du bilan, l’Espagne, le Portugal, l’Angleterre et l’Italie affichent plutôt un profil bas, alors qu’à une semaine du coup d’envoi de ce Mondial brésilien, personne n’aurait pensé à une telle hécatombe.

Clément RABARY

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