Projet Ambatovy : Une production de nickel de 54 000 tonnes, prévue cette année

Le projet Ambatovy est contraint de réguler ses dépenses en raison de la baisse du cours de nickel.
Le projet Ambatovy est contraint de réguler ses dépenses en raison de la baisse du cours de nickel.

Le cours de nickel ne cesse de baisser sur le marché boursier London Metal Exchange, passant de 54 000 USD à 15 000 USD la tonne.

Objectifs atteints. Tel est le bilan du projet Ambatovy en termes de production de nickel destiné à l’exportation pour l’année 2014. En effet, la prévision de produire plus de 37 000 tonnes de ce minerai a été réalisée. Et cette année, la compagnie minière prévoit de produire 54 000 tonnes de ce produit minier sur une base annuelle, soit approximativement les 90% de sa capacité nominale, d’après un rapport publié sur le site web de Sherritt. Le taux de production sera ainsi mesuré sur une période continue de 90 sur 100 jours. Plus précisément, le projet Ambatovy veut atteindre cet objectif vers la mi-2015.

Vitesse de croisière. En effet, le projet doit franchir cette étape-clé pour pouvoir démontrer à ses partenaires la viabilité de son exploitation minière. Cela fait d’ailleurs partie d’une série de dix certificats de validation que l’opération doit obtenir en septembre 2015, dans le cadre des accords de financement avec sa banque, a-t-on appris. Notons que celle-ci a prêté 2,1 milliards de dollars à Sherritt pour la mise en œuvre de ce plus grand projet minier à Madagascar. Et à ce rythme là, le projet Ambatovy atteindra facilement d’ici peu sa vitesse de croisière, soit une production annuelle de l’ordre de 60 000 tonnes de nickel.

Baisse du cours. Parlant du cours de nickel sur le marché international, on enregistre un rythme descendant passant de 54 000 USD la tonne en mai 2007 à 15 000 USD la tonne au début de ce mois de janvier, de source auprès du marché boursier London Metal Exchange. Cela s’explique en grande partie par la crise économique mondiale. Un ralentissement de la production industrielle en Asie a réduit la demande en nickel sur le marché international. D’où, une baisse du cours de nickel. Face à cette situation, le projet Ambatovy est contraint de réguler ses dépenses tout en contrôlant son coût de revient, a-t-on conclu.

Navalona R.

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