Berthin Andriamiharinosy : « Il est temps pour Madagascar de se retrouver autour d’une table »,

Berthin Andriamiharinosy est une icône du handball malgache.
Berthin Andriamiharinosy est une icône du handball malgache.

Le doyen de la délégation malgache Berthin Andriamiharinosy du haut de ses 74 ans, décide de parler des Jeux des Iles et de ce qui reste à faire. Avant qu’il ne soit trop tard. Cet entraîneur de handball fait ainsi le bilan de notre participation.

Midi Madagasikara : Une fois de plus Madagascar joue ce rôle ingrat de figurant. Y a-t-il une solution pour ne plus être le géant aux pieds d’argile ?

Berthin Andriamiharinosy : « Tout d’abord, je voudrais remercier le peuple malgache car grâce à son argent que nous avons pu participer à ces Jeux. Je remercie également le ministère des Sports et bien entendu l’Etat pour avoir donné cette chance aux athlètes d’exprimer leur talent.

Ensuite et pour parler de bilan, j’aimerais plutôt parler de ce qui ne marche pas car le potentiel est là. Nous avons des joueurs exceptionnels, mais cela ne marchera jamais s’il subsiste cette incohérence entre le ministère des Sports, le mouvement sportif et le Comité Olympique Malgache.

Une mésentente flagrante qui est, à mon avis, à l’origine d’une préparation bâclée. Et le plus affligeant c’est de voir que nos athlètes en sont victimes. Il ne manquait pourtant pas grand-chose à nos handballeurs avec les Rangita, Jaona, Jaona Be, Patrice, Ralita et le meilleur gardien du tournoi, Organes.

Les autres pays par contre, bien que petits par la taille, font appel à leurs professionnels évoluant en Europe et parviennent à gagner des résultats avec l’aide des locaux formés eux aussi en Europe.

Cette différence de moyens ne serait pas une excuse si on parvient à se préparer bien à l’avance. »

Midi : La solution…

B.A. : « Les solutions résident dans un climat de concertation. Il est temps pour tous les concernés de se retrouver autour d’une table et de voir ensemble nos atouts et nos faiblesses pour espérer réussir. Cela demande la participation de tout le monde et même des mécènes qui ont aussi leur rôle à tenir pour peu qu’on leur accorde un retour de manivelle.

Ce n’est pas sorcier mais il faut de la volonté et du courage. »

Propos recueillis par

Clément RABARY

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  1. Il serait peut-être bien et opportun de revoir et/ou de se souvenir l’esprit avec/dans lequel la reprise de l’athlétisme s’est effectuée au cours des années 1987 à 1992.

    Tout avait été fait proposé et fait pour Madagascar et par Madagascar -athlètes, officiel(le)s techniques, presses écrites, (Clément- Sylvain), radio, télévision (Alphonse) que ceux que j’oublie excusent ma mémoire…

    EN très peu de mot tout était tenté pour redonner CONFIANCE non seulement à l’athlétisme nationale Malgache mais aussi aux dirigeants au sens large voire très large de ce terme.

    Malgré le peu de moyens financiers mis à la disposition de la Fédération (FMA) il faut rappeler que le Comité National de Coordination de l’athlétisme mis en place par le Ministre de l’époque Jean André NDREMANANJARY et son directeur des Spors Michel Ratsimbazafy qui ont fait une confiance totale dans les dirigeants de la discipline. Celle-ci n’était pratiquée qu’a Tana, grâce à l’Armée avec Edouard, à Arivonimamo grâce à Désiré et enfin à Ambatondrazaka avec Aube Marius.

    L’état des lieux était vite fait… seulement 3 section ou 3 clubs… sur tout le pays était-ce digne de Madagascar. EN 1992 il y avait presque 50 clubs…

    Les Championnats nationaux n’avaient plus été organisés depuis plus de 10 ans…
    Souvenons nous des :
    * 1987 Championnats Nationaux de reprise à Tana, les tribunes de Mahamasina furent pleines durant les 5 demies journées…
    * 1988 Championnats nationaux de Majunga avec des tribunes pleines..
    * 1989 Championnats nationaux de Diégo Suarez, malgré cette décentralisation nordique tous les clubs du pays étaient présents et la population de Diego fut constamment présente au cours des 5 1/2 journées.
    Chacun participait pour Madagascar qui devait redevenir la référence athlétique dans l’Océan Indien.

    Les athlètes malgaches étaient INVITES à Maurice à la Réunion.
    Lors des Championnats nationaux à Alarobia les athlètes de ces 2 Iles venaient à leur frais mais étaient hébergés par la FMA.
    Bien sûr cela c’était en 1992 cela fait plus de 20 ans…. beaucoup de « choses » ont changées depuis. Mais je crains que l’esprit « pionnier » athlétisme qui prévalait à cette époque et qui fut l’une des raisons des progrès et résultats collectifs et individuels ne soit plus d’actualité aujourd’hui en 2015

    On ne devient pas dirigeant national sportif, responsable technique administratif d’une activité sportive sur tout un pays parce que l’on a été un athlète de bon niveau. Pour cela il faut un Esprit et long travail technique et d’organisation que seul le Ministère chargé de Sports avec l’aide des fédérations sportives spécialisées peuvent faire à long terme.

    Je crois qu’il n’est pas normal, logique que l’athlétisme à Madagascar ne soit pas au niveau auquel il devrait être, c’est à dire la référence. La jeunesse sportive de Madagascar peut avoir d’excellents résultats à condition que leurs dirigeants soient animés de très bonne volonté entourés de techniciens COMPETENTS et ouverts vers l’autre (le jeune, l’athlète..).

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