Médecine sportive : Aucune entité fonctionnelle mais…

Jacaranda
Dr Nenana Rafidison et Anny Andrianaivonirina , hier, à Antsakaviro.
Dr Nenana Rafidison et Anny Andrianaivonirina , hier, à Antsakaviro.

Finalement, quand on a abordé hier les enjeux de la médecine du sport, c’est l’absence totale du système qui est ressorti de toutes les contributions des personnes présentes.

« Nous avons une association, mais depuis plusieurs années, cela ne marche pas, aucune activité, rien ». Telle a été la déclaration d’un des médecins du sport, le Dr Jimmy,  venus sur place lors de la conférence sur les enjeux de la médecine du sport tenu par le Dr Nenana Rafidison et le Portail francophone du sport au Centre de Presse Malagasy. Le constat est là : la médecine du sport ne bouge pas. Elle n’est pas connue et sa valeur non plus n’est pas reconnue. « Si tous les clubs imposent une visite médicale d’aptitude à tous ses membres chaque année avant le début de saison, la médecine du sport aura ses lettres de noblesse » a déclaré de son côté Sarindra Nastine, dirigeante d’un club de football. Ils le font systématiquement. « Au contraire de ce club, d’autres ignorent complètement cet acte sauveur. Vous savez, cela enlève de beaucoup la responsabilité de l’enseignant du sport quand aux risques d’accident quand le jeune a déjà passé un test d’aptitude et qu’il tombe malade. Les dirigeants de clubs ne le savent pas pour la plupart, a suivi le Dr Albertine qui a continué « ils ne veulent que le tampon officiel qui permet la pratique du sport, seulement cela et même pas de visite ni d’auscultation.

A quand grandirons-nous en fait ?

Selon le D Nenana Rafidison, « les quatre prochains fléaux d’ici à 2025 si la population ne pratique point de sport sont le diabète, l’hypertension artérielle, le cancer et l’obésité. La médecine du sport a son rôle à jouer et tout le monde est responsable »

Pour parler de ces entités responsables, le Dr Jimmy a parlé de la présence d’une commission médicale au sein du comité olympique malagasy, mais qui n’a jamais eu de réunion depuis qu’elle a été créée alors que ,le financement est là et qu’ils ne savent pas ce qu’on en fait les dirigeants. Au Dr Nenana de renchérir « Le comité olympique international organise deux fois par an un séminaire sur la médecine sportive. L’ACNOA pour l’Afrique en organise une tous les deux ans. L’Agence antidopage donne toujours des formations. Mais est-ce les bonnes personnes qui y vont et est-ce que nous y avons accès ? »

Plusieurs solutions ont été avancées entre autres la sensibilisation de tous les milieux sportifs ainsi que la mise en place au sein du Ministère des Sports d’un vrai département de médecine sportive. Il s’agit d’un travail de titan, de longue haleine, mais tellement faisable.

Anny Andrianaivonirina

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