Football- Jean-Claude Andrianaina : « Madagascar manque cruellement de grand gardien »

Reconversion réussie pour Jean-Claude Andrianaina.

En vacances au pays, l’ancien portier du Corps Enseignant, Jean-Claude Andrianaina, ne peut s’empêcher de parler football. Sa passion qui l’a tour à tour conduit de Toliara, sa ville natale, au Dynamo de FIMA en passant par l’Excelsior St-Joseph avec qui il a été champion de La Réunion à trois reprises pour terminer sa carrière avec St-Benoît. Récit.

Midi Madagasikara : Est-ce que vous ne pensez pas que l’absence d’un grand gardien de la trempe de Ferdinand, Popaul et vous-même, est à l’origine de nos déboires en équipe nationale ?

Jean-Claude Andrianaina : « Il y a un peu de cela dans la mesure où un gardien joue un rôle prépondérant dans un match. Je suis peut-être l’exception qui confirme la règle, mais un grand gardien, du point de vue gabarit, a toujours un avantage tel Petr Cech avec Chelsea. Pour combler mon handicap taille même si on dit que je ne suis pas du tout petit, il m’a fallu travailler mes qualités athlétiques que j’ai surtout acquises au handball où j’étais également gardien de but.

Pour revenir à votre question, je pense que Madagascar manque cruellement de grand gardien pour espérer vraiment titiller l’élite africaine»

Midi : Mais le rôle du gardien n’est pas tout ?

JCA : « Evidemment. Mais sur ce point, je pense que ce qui faisait défaut aux équipes malgaches en général et aux Barea en particulier, c’est la motivation. Quand je vois les joueurs de la RDC qui reçoivent chacun une villa après une CAN, alors je me dis que nous sommes encore loin de la coupe aux lèvres. Ce manque de motivation explique d’ailleurs la prestation en demi-teinte de nos meilleurs éléments. Je citerais volontiers en exemple Faneva Ima qui vient de marquer avec Souchaux contre Monaco, mais aussi Anicet de Ludogorets qui a tenu tête à deux reprises aux Parisiens dans le cadre de la Ligue des Champions. Ils ont donné le meilleur d’eux-mêmes avec une volonté qui me fait penser qu’ils sont seulement à 30% de leurs moyens quand ils sont chez les Barea. C’est incroyable mais hélas vrai et on ne peut pas malheureusement leur en vouloir, car une blessure compromettrait leur carrière pro. »

Midi : Parlant de la vie des expatriés, peut-on savoir sur votre « après football » ?

JCA : « Je suis resté à La Réunion en vendant des produits de Madagascar qui sont très prisés par les Réunionnais, mais également par la communauté malgache de l’île. Disons que c’est une activité qui me passionne et qui me permet d’aider mes proches qui sont à Madagascar, mais ma principale activité n’a rien à voir avec cela et encore moins avec le football, puisque je tiens une agence de vente de panneaux solaires. »

Propos recueillis par Clément RABARY

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