Droit au but


Bmoi

Jacaranda

Un échec, un de plus pour le football malgache malgré les gros efforts du CNaPS Sport à mettre toutes les chances de son côté.

Une issue imprévisible car pour une fois, on était sûr que les arbitres ne verseront pas dans des coups tordus puisque le grand patron du football africain, Ahmad, était aux premières loges et que c’était risqué de faire des fautes même involontaires envers le champion malgache.

Autant donc le reconnaître que Madagascar a perdu à la régulière et que la série reste en cours tant que l’Etat ne met pas sa main à la pâte. Car partout ailleurs, le sport et le football en particulier est une affaire d’Etat.

Démotivation

Faut-il rappeler qu’avant de partir pour la Coupe d’Afrique des Nations dernièrement au Gabon, chacun des 23 joueurs du Cameroun avait reçu du président Paul Biya la coquette somme de 43 000 euros. On n’a pas dit combien ces Camerounais ont gagné après leur sacre mais toujours est-il que la formation pourtant privée de ses stars a disputé chacun de ses matches comme si sa vie en dépendait.

Une attitude qu’on ne voit ou qu’on ne sent pas chez les Barea et qui explique peut-être tout, même si on n’épouse pas l’idée d’Abel Anicet Randrianantenaina qui a demandé à bénéficier d’un plus de confort et des primes pour, il l’a dit, les locaux. L’ancien de l’Ajesaia parti d’un rien avant d’atterrir à Auxerre, fait ainsi fi du sens du collectif voire d’un groupe supposé vivre et mourir ensemble. Ce genre de fighting spirit bien irlandais n’est pas malheureusement vécu par nos sportifs et à fortiori par certains joueurs expatriés qui ne se donnent pas à fond quand ils portent les couleurs nationales sans doute par peur de se blesser pour ne pas dire à cause de l’absence des primes même si c’est forcément lié.

Pour appeler un chat un chat, cette démotivation prend sa racine sur le comportement de l’Etat et du ministère des Sports qui n’aident pas comme il faut le sport à Madagascar et les sportifs.

Clément RABARY

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