Ramanisa Clovis n’est plus : Un grand homme du sport a tiré sa révérence

Ramanisa Clovis s’en est allé à 71 ans. « Lovy » ou « Love » pour les intimes, a été, président national du club nautique universitaire, ancien vice-président de la fédération malgache de natation, directeur technique national, ancien président de la ligue de natation de Tana, entraîneur national de plusieurs athlètes, et surtout sportif et père de grands sportifs.

Il était présent, entraîneur national, quand Bako Ratsifandrihamanana, la première nageuse malgache championne d’Afrique de natation a fait ses exploits. Il a aussi accompagné et coaché des athlètes pendant les Jeux intercontinentaux, les Jeux africains, les Jeux olympiques et les Jeux des Iles de l’Océan Indien. Il laisse derrière lui toute une jeune génération de sportifs en deuil. Son leitmotiv « what the mind believes, the body achieves » a toujours guidé sa vie. Premier spécialiste de la natation à Madagascar, il a été enseignant- chercheur d’EPS en natation. Il a formé des militaires, des officiers, des civils et plusieurs autres personnalités. Son cœur et son esprit, c’était la natation et il a transmis sa passion à ses enfants et ses petits-enfants Zoly, Hanitra, Mahery Zo, Mbolatiana et Ialy. Il faisait partie de ces grandes gueules du sport qu’on craignait, qui combattait en permanence l’injustice et l’iniquité dans le sport. Ancien handballeur de Saint-Michel, amateur d’haltérophilie, il était aussi dans le water-polo qu’il a introduit à Madagascar. Si l’ANS a ses 12 séances pour apprendre à nager, le COSFA a son « Lomano Faobe », Ramanisa Clovis a lancé le concept avec la « Quinzaine de la natation », où le défi était d’apprendre aux gens à nager en 15 jours ! Défi réussi et système adopté. Perfectionniste, persévérant, méthodique, il avait vraiment sa technique à lui, une  autre approche de la natation.  On se rappelle  comment il criait lors des sommets africains de natation à l’île Maurice en 1996 en coachant ses champions face aux Egyptiens. Professeur de Statistiques, il aimait aussi jouer au PMU et il y a de quoi : son père était le président de la société équestre à Madagascar de son temps. Politiquement, et ce bout d’histoire, beaucoup l’ignorent, il faisait partie des militants de 1972 qui a tâté du Nosy-Lava. Sacré Clovis ! Grand rêveur, cet éternel rebelle aimait bien danser le rock, blaguait sur tout et est resté un grand fan de Johnny Hallyday et d’Eddie Mitchell. Selon Ialy, sa petite- fille « il portait bien son nom « Lôvy », « Love » car ce fut un grand- père, un père, un frère et un homme plein de fraternité et d’amour pour les siens ». La rédaction sportive de Midi Madagasikara présente à sa famille ses sincères condoléances.

Anny Andrianaivonirina et Ialy Ramanisa

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