Hippisme : Le torchon brûle entre l’AHCEL et PMU Madagascar

Le président Michelson Rakotoarisoa (au centre) lors de l’AGO à Ambatolampy.

L’assemblée générale ordinaire de l’AHCEL du 11 mars dernier, à Ambatolampy, a été une occasion pour le président Michelson Rakotoarisoa de s’expliquer sur les différends qui l’opposent à PMU Madagascar qui a mis un terme à ses subventions depuis mai 2017.

L’ASCEL et PMU Madagascar sont liés pour avoir permis à ce dernier de s’installer à Madagascar depuis 1996. Le fruit d’un travail de longue haleine, explique Michelson Rakotoarisoa qui a fait des aller et retour en France pour finaliser ce projet au prix de gros efforts où il avoue avoir tout vendu pour ensuite récolter les royalties tirées des paris même si l’AHCEL n’avait pas eu un droit de regard sur les recettes et qu’elle se contentait de ce qu’on lui donnait.

Convention. Tout a changé depuis novembre 2016 quand PMU France voulait pratiquer le système « masse commune » à la place de la « masse séparée » qu’utilise PMU Madagascar. PMU France s’est donc tourné vers un autre opérateur avec à la clé une signature de convention entre l’AHCEL et Paris-Turf, la détentrice de la licence.

Le résultat est l’arrivée de PMU Bet mais aussi les assignations au tribunal de PMU Madagascar à l’endroit de l’AHCEL en réclamant au passage des dommages et intérêts se chiffrant à plusieurs milliards.

Un coup dur pour l’AHCEL qui a pu toutefois terminer la saison avec ses dix réunions de Mahazina et les huit autres à Bevalala. Avec les moyens du bord, devrait-on dire.

Mieux encore l’AHCEL a pu moderniser les installations de l’hippodrome de Mahazina alors que la coopération avec PMU Bet n’est qu’à ses débuts et avec un contrat qui gagnerait encore à s’améliorer au vu des lourdes charges de l’association.

Barrage sanitaire. L’amour et le dévouement pour l’élevage des chevaux à Madagascar ayant sans doute pris le dessus, l’AHCEL poursuit sa politique de l’amélioration de la race. Mais là aussi, un problème peut en cacher un autre puisque, l’importation des pur-sang sud-africains, les moins chers, se heurte au barrage sanitaire, alors que les étalons européens coûtent les yeux de la tête.

Comme il fallait de nouvelles têtes avec le risque que comporte la consanguinité, l’AHCEL a décidé de la gratuité des saillies pour les éleveurs. Elle va également s’atteler à la formation des jockeys en mettant en place une école à Bevalala. Et cerise sur le gâteau, l’AHCEL a envoyé en France sa cravache d’or, en l’occurrence, Patrick Rakotoarivelo ainsi qu’un apprenti- jockey avec des billets offerts par PMU Bet. Enfin et circonstance oblige, l’AHCEL a mis en place une commission juridique chargée de défendre ses intérêts ainsi qu’une cellule de communication.

Clément RABARY

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