Les travailleurs de l’ombre : Malala Razazarohavana, le profil parfait d’une grande technicienne



Jacaranda
Malala Razazarohavana (extrême droite) est à l’aise avec ses jeunes basketteurs.

Elle a enchanté le public réunionnais durant les Jeux des Iles 98 où Madagascar ramenait l’or. Elle, c’est Malala Razazarohavana ou si vous voulez « Baby Face » comme la presse réunionnaise surnommait l’arrière- poste de l’équipe féminine de Madagascar et qui a été d’une redoutable efficacité pour le basket-ball malgache à qui elle a tout donné et qu’elle sert encore aujourd’hui en tant qu’entraîneur.

Jusqu’où la passion de Malala Razazarohavana pour le basket-ball va-t-elle s’arrêter ? A 40 ans en effet, et après avoir tout gagné, on la voit encore très active non seulement dans la formation des jeunes au point de fonder sa propre école de formation tant à Antsirabe qu’à Fianarantsoa où elle réside aujourd’hui. Inutile de dire que l’Ecole de basket-ball Fanantenana à Antsirabe en 2011 ou celle de Fianarantsoa depuis 2016 tourne à  plein régime.

Carrière exemplaire. C’est d’ailleurs grâce à elle et ses actions que TAMIFA se faisait connaître du monde de basket-ball en devenant vice-champion de la Coupe des clubs champions de l’Océan Indien en 2017. Une ascension prévisible, car le club a terminé à la troisième place du championnat national l’année de l’arrivée de Malala à Ambositra pour ensuite terminer 5e en 2016 et 4e en 2017.

En devenant la responsable des Sports de l’Université de Fianarantsoa en 2016, Malala Razazarohavana a véritablement franchi un nouveau palier. Les fruits d’un travail de longue haleine qui l’a conduit tour à tour en tant qu’entraîneur chez les hommes du TAM Anosibe en 2004 puis du Serasera Antsirabe en 2010. Entre les deux clubs, Malala Razazarohavana prenait les commandes des filles de moins de 17 ans engagées dans le tournoi de la CJSOI aux Seychelles en 2008.

Malala avec son amie Lydia, le grand pivot de l’équipe nationale.

10 ans en équipe nationale. Une suite logique d’une carrière exemplaire qui a débuté, en 1996 dans sa Fianarantsoa natale et le mythique VIF à qui elle a offert le premier titre national chez les juniors.

Elle passait ensuite la vitesse supérieure pour remporter le doublé championnat de Mada et en Coupe des clubs champions de l’Océan Indien avec « Génération », « Madconsult » puis « Sotrata ». Des faits d’armes qui faisaient d’elle l’incontournable cadre de l’équipe nationale pendant 10 ans et de 1997 à 2007.

Du jamais vu, même si elle avoue aujourd’hui que cela fait partie de son engagement pour le basket-ball, son option quand elle fréquentait l’Université de Tana à l’Ecole nationale supérieure en Education physique et sportive aves la Promotion Ankoay de 1997 à 2002.

Encore active, Malala partage sa vie entre le terrain et sa famille et plus particulièrement ses deux enfants qu’elle initie évidemment au basket-ball avec la même passion qu’elle continue d’entretenir. Autant dire le rôle de meneur de jeu ou celui de mère de famille lui vont comme un gant. Elle n’oublie pas tout simplement de rappeler  à ses enfants que la vie est loin d’être un jeu et qu’on récolte ce que l’on sème.

Clément RABARY

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