Kick-boxing : « Lion Force » récompense ses champions



Jacaranda
Les deux champions, Mahery et Vohary présentés à la presse.

Fier, le club de kick- boxing « Lion Force » l’est. Et il l’a montré au cours de la conférence de presse de samedi à Mahamasina, où il a convié les journalistes pour assister à cette cérémonie destinée à récompenser ses deux champions. Et pas n’importe lesquels.

Mahery Rakotonirina est revenu de Mayotte avec la ceinture de champion du monde « Pro World Kickboxing Network » dans la catégorie des 69,9 kg tandis que Vohariniaina Pierre ramène la ceinture de champion de l’Océan Indien de cette même catégorie de poids. C’était le 27 juillet dernier.

Parent pauvre. Deux grosses performances qui ont incité « Lion Force » à récompenser ces deux kickboxeurs en les dotant de matériels perfectionnés, puisque comme l’a si bien dit le président de « Lion Force », Rahaniraka Razafimiakatra Naina, le kick-boxing reste un parent pauvre tant qu’il ne bénéficie pas du soutien de tout le monde et plus particulièrement de l’Etat.

« Il faut donc faire preuve d’initiative pour pouvoir survivre et c’est ce qu’entend faire ‘Lion Force’en multipliant les événements visant à renflouer la caisse afin de répondre aux besoins des combattants », explique Rahaniraka Razafimiakatra.

La réussite d’Odilon. Le responsable technique, Boto Gilbert parle quant à lui de la nécessité de trouver des rencontres internationales pour relever le niveau du kick-boxing à Madagascar. Il se réjouit tout particulièrement du sort d’Odilon Rakotonirina qui est parti en Chine pour devenir un professionnel.

L’exemple d’Odilon est repris par le président de « Lion Force » pour dire qu’il faut persévérer davantage pour espérer aller loin au kick-boxing et réussir à en faire un métier et ne plus se contenter des médailles et des trophées.

La réalité à Madagascar est malheureusement différente, car les kick boxeurs sont trop souvent obligés d’aller travailler et donc d’avoir un temps d’entraînement très réduit.

L’objectif de Lion Force et Boto Gilbert, ce « Ceinture Noire 4e degré »,  l’a dit, c’est d’arriver  à une professionnalisation du kick-boxing à Madagascar et d’être financièrement puissant pour asseoir une véritable politique de développement à l’endroit des combattants qui veulent véritablement réussir leur carrière.

Un travail de longue haleine et qui nécessite une collaboration étroite et en particulier avec la fédération qui constitue une porte de sortie pour aller à l’extérieur.

Clément RABARY

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