Football féminin : « Il est temps de changer de fusil d’épaule », estime Patricia Rajeriarison

Jacaranda
Patricia Rajeriarison, la championne du « Questions pour un champion » est devenue une très grande passionnée de football féminin.

Le retour du Cosafa Cup ne s’était pas déroulé dans la bonne humeur pour l’équipe nationale féminine battue deux fois par l’Afrique du Sud (2 à 1) et le Malawi (2 à 0), pour terminer ce déplacement au Cap par un nul (0 à 0) face au Botswana.

Passée cette mine des mauvais jours, la présidente de la Commission du football féminin au sein de la FMF, Patricia Rajeriarison, revient sur le sujet et évoque la prochaine conduite à tenir.

Midi Madagasikara : Deux défaites et un match nul, le bilan est loin d’être élogieux. Peut-on savoir ce qui a manqué au groupe ?

Patricia Rajeriarison : « Pour être honnête, il n’a pas manqué grand-chose à notre équipe sinon le collectif qui gagnerait encore à être amélioré. Les scores montrent que nos filles ont progressé et que le temps des 7 à 1 est révolu. Ceci dit, je reconnais qu’il est temps de changer de fusil d’épaule pour espérer faire mieux à l’avenir car individuellement, nous ne souffrons pas de la comparaison. Il faut donc une nouvelle organisation. »

Midi : Vous allez donc mettre en place une nouvelle formule du championnat ?

P.R. : C’est ça mais pour un début, je pense d’abord mettre à contribution les ligues pour qu’on puisse élargir le champ de détection et donc à plus de rencontres. Il faut garder en place cette élite à huit clubs mais en parallèle, il faut aussi un championnat de Ligue 2 dans les quatre zones pour donner une sorte de Poule des As dont les deux premiers iront rejoindre l’élite tandis que les deux autres formations seront reléguées. »

Midi : La finalité est donc de renouveler les membres de l’équipe nationale ?

P.R. : « C’est exactement cela. Il faut donner aux autres leurs chances car pour avoir des résultats, on part du principe que toutes les joueuses feront tout pour avoir leur place en équipe nationale et non plus par une sélection par les noms. Un changement radical si vous voulez, mais l’essentiel est d’arriver à mettre en place une équipe très collective et des joueuses qui n’ont pas peur de mouiller leur maillot. C’est aussi simple que cela. »

Propos recueillis par
Clément RABARY

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