Football : Olivier Dacourt, le nouveau visage du documentaire footballistique

Jacaranda

Voilà une reconversion professionnelle qui a le mérite d’être soulignée. En effet, Olivier Dacourt, qui a raccroché les crampons depuis plusieurs années maintenant, est aujourd’hui un chroniqueur réputé du Canal Football Club, mais pas seulement. Avec un documentaire baptisé « Ma part d’ombre », diffusé il y a quelques mois maintenant, l’ancien de l’Inter Milan s’est ouvert les portes du témoignage dans un film poignant et très intéressant.

Désireux d’offrir une autre image du footballeur, l’ancien milieu offensif a expliqué au cours d’une interview exclusive à Sports Bwinles raisons pour lesquelles il a confectionné son documentaire. « Je crois qu’on  a une certaine image du football mais le footballeur c’est vraiment la pointe de l’Iceberg – il y a tout ce qu’il a fait avant pour y arriver, et souvent, on occulte ça en fait. On occulte toutes les concessions, tous les sacrifices qu’il a faits. Les gens ne se rendent pas compte,  mais c’est valable dans tous les corps de métier, on ne voit que le produit fini, on ne se rend pas compte des années d’apprentissage et de tout ce qui se passe pendant la formation. Souvent, on juge le footballeur, mais on ne connaît pas l’homme. Le footballeur ne devrait se juger que sur le terrain et souvent on juge le footballeur et on attaque l’homme alors que l’homme, on ne le connaît pas… ».

Habitué aux critiques lorsqu’il était joueur, Dacourt est dans une démarche de psychologue et d’éducateur, notamment concernant la réalité du monde du football professionnel. « Il faut les (jeunes ndlr) préparer à l’échec. Il y a tellement d’appelés, et très peu d’élus. Donc forcément, il faut leur dire que, parmi vous, il y en a trois-quarts qui ne vont pas réussir. Parce que bien souvent, ils ont tous du talent – mais après c’est la volonté, c’est ce qu’on est prêt à sacrifier, c’est des concessions. Si on aspire à faire ce métier-là on doit se donner les meilleures chances de réussir».

Franck Ribéry, Antonio Cassano, Emmanuel Adebayor, Zlatan Ibrahimovich, Thierry Henry… C’est un très beau casting qui nous a été préparé par Olivier Dacourt. Si certains ont témoigné grâce au réseau de sa carrière de joueur de foot, il est aussi tombé sur de beaux personnages, avec des footballeurs qui n’ont pas eu la vie facile. Si l’argent coule dans le milieu du ballon rond, les billets ne garantissent pas forcément le bonheur. « Il y en a que je ne connaissais pas, et ils avaient une image, on leur avait collé une étiquette et je voulais savoir à quoi correspondait cette étiquette. On a tous un côté un petit peu obscur, mais pas simplement dans le football, on a tous des cicatrices de vie. On a tous vécu, on a tous vu des choses, enfant. Et forcément, ça façonne la personne que nous devenons ».

Le prochain documentaire d’Olivier Dacourt risque désormais d’être attendu au tournant, d’autant plus après la réussite du premier opus, plus que réussi. Le chroniqueur a la pression, mais est-elle finalement plus dure à gérer qu’un match de foot devant des dizaines de milliers de spectateurs ?

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