Bilan 2018- Faratiana Tsihoara : « Je suis satisfait de mes sept mois à Ambohijatovo »

Jacaranda

Un bosseur-né, il  arrive au ministre de la Jeunesse et des Sports, Faratiana Tsihoara, de quitter son bureau à Ambohijatovo à 1h du matin. C’est dire qu’il apprécie ce qu’il fait même s’il s’agit d’un strapontin par rapport à son fauteuil de SG du gouvernement. Mais il ne s’en offusque pas. Il parle même dans une interview d’une belle expérience, une de plus pour cet agronome de formation qui fut incontestablement le plus proche des journalistes sportifs à qui il n’hésite pas à demander conseils. Récit.

Midi Madagasikara : Monsieur le  Ministre, votre mandat tire à sa fin. Et à l’heure du bilan, est-ce que vous n’avez pas des regrets ?

Faratiana Tsihoara : « Des regrets ? Je ne pense pas. Je suis même très satisfait de mes sept mois que j’ai passé au ministère de la Jeunesse et des Sports où j’ai vécu des moments inoubliables mais également une expérience très enrichissante que je n’oublierais pas de sitôt. Je pense avoir fait ce qui était à faire notamment en assainissant le milieu en tenant un audit organisationnel et en apportant des retouches à la gestion.

Ces sept mois m’ont aussi permis de mettre en branle la politique nationale de la jeunesse en conférant un nouveau cadre juridique pour les centres des jeunes désormais plus  adaptés aux réalités du terrain et plus aptes à offrir à la jeunesse malgache tout ce qu’elle a besoin pour s’épanouir et devenir par la suite des citoyens responsables. »

Midi : Et pour le sport ?

F.T. : « En si peu de temps, j’ai opté pour la continuité tout en mettant l’accent sur la préparation de la relève. J’ai apporté ma part de brique au mouvement sportif, au sport pour tous et bien entendu au sport de haut niveau marqué par la qualification des Barea à la Coupe d’Afrique des Nations 2019.

Last but not liste, nous avons déjà inscrit dans la loi de finances le budget pour la préparation de la CAN 2019 mais également pour les Jeux des Iles qui vont se tenir à l’île Maurice pour peu qu’on ne nous dise pas que nous avons failli à notre devoir. »

Midi : Prévenant, il me semble que vous aviez déjà entamé des reformes en profondeur en ce qui concerne la politique sportive ?

F.T. : « Cela coule de source après que nous avons ratifié l’accord de Kazan lors de la conférence ministérielle qui a eu lieu au mois de juillet en Russie. Ce plan d’action a le mérite de réaffirmer la nécessité d’aligner l’élaboration des politiques sportives dans un cadre général.

Si vous voulez, ce plan d’action de Kazan aborde trois priorités dont l’accès universel, l’optimisation de la contribution du sport au développement durable et à la paix et la protection de l’intégrité du sport en insistant sur les mesures de protection des pratiquants et de la gouvernance des organisations sportives et des compétitions.  Du bonus. Rien que du bonus en particulier pour le sport à Madagascar. »

Midi : Comment pensez-vous concrétiser toutes ces actions alors que le budget alloué au sport reste toujours insuffisant ?

F.T. : « C’est vrai mais pour améliorer nos moyens, cela doit passer sur le développement du pays dans son ensemble. Tant que l’Etat est en difficulté, on ne peut pas soutenir correctement les sportifs. J’espère qu’avec l’élection du Président Andry Rajoelina, cela va s’améliorer déjà qu’il a dit qu’il viendrait en aide aux sportifs. Je le félicite pour cela et j’espère que cette alternance démocratique nous apportera son lot de stabilité pour que notre nouveau président puisse mener à bien cette noble mission. »

Propos recueillis par

Clément RABARY

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