Football – Coupes des clubs : Madagascar est encore loin de la coupe aux lèvres !

Jacaranda

L’aventure africaine de Fosa Juniors a pris fin dimanche à Berkane avec cette raclée de 5 buts à 0 qui en dit long sur le potentiel malgache au niveau des clubs.

Jusqu’ici le FC BFV est une exception qui confirme la règle en se hissant en demi-finale de la Coupe des coupes. Mais c’était la belle époque avec pratiquement une équipe professionnelle où les joueurs sont des salariés de la banque. Le plus c’est bien sûr le soutien actif de la BFV mais aussi un bon encadrement avec les regrettés Ntsoa comme entraîneur et Annette Mboty au poste de présidente du club.

Conditions réunies. Si on y ajoute les facilités octroyées par le président de la République de l’époque en l’occurrence Didier Ratsiraka qui a offert son avion pour les déplacements sur le continent, alors on se dit que les conditions étaient réunies.

Ce qui n’était pas le cas de Fosa Juniors obligé de passer par Marseille avant d’ atterrir au Maroc avec ce que cela suppose de fatigue du voyage.

Là où cela fait plus mal c’est de savoir que Fosa Juniors, dans sa composition actuelle, est capable de régner sans partage sur cette  Pro League. Ils sont forts, très forts, sur le plan national mais cela s’arrête là.

Le recours à des étrangers. Car pour espérer réussir, il faut faire comme les autres clubs africains. Pour prendre en exemple le Tout Puissant Mazembe qui a sorti Fosa au second tour de la Ligue des champions, le club a fait appel à de nombreux étrangers de quatre nationalités différentes.

Renversé ensuite au play off en coupe de la Confédération, Fosa Juniors a entretenu l’espoir en réalisant un 2 à 0 à l’aller mais ce n’était pas suffisant pour empêcher la Renaissance Sportive Berkane qui justifie bien son nom, pour s’imposer avec la manière et se qualifier aux matches de groupe.

Et là aussi, la coutume était de renforcer l’effectif par des étrangers. Sur ce plan d’ailleurs, la RS Berkane a fait appel à deux Burkinabe dont le défenseur Issoufou Dayo et l’auteur de deux premiers buts de dimanche, le milieu Alain Traoré. A ces deux internationaux s’ajoutent le Togolais Kodjo Loba ainsi que les jeunes internationaux marocains.

Dès lors on comprend bien la réussite de ce club de Berkane. L’exemple à suivre en fait…

Clément RABARY

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  1. @M Clement Rabary
    Je partage une bonne partie de l’analyse dans l’article, la question comment l’appliquer a Madagascar dans les moyens dont les equipes malgaches disposent?.
    In fine, une des solutions pour developer le niveau serait de se frotter au quotidien a d’autres equipes (hors Madagascar) et/ou en introduisant des joueurs etrangers dans le championnat:
    Ceci etant dit, comme tous travailleurs, les joueurs etrangers regardent un certain nombre de criteres :
    #1 Le championnat est suffisament attractif (en termes de reputation, potentiel pour de jouer ailleurs apres) et connu
    #2 la remuneration est meilleure que dans leur pays d’origine
    #3 joueurs motives par autre chose et attires par Madagascar.

    L’option que les equipes malgaches de jouer dans un autre championnat est difficile car Madagascar est trop loin des autres pays du « continent africain » et tout deplacement devient un challenge en terme de temps et de budget… (un model comme Monaco qui joue dans le championnat de France par exemple, ou ce qui se passe en MLS entre Canada et USA ne sont pas possibles)

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