Orange Pro League : Les clubs subissent les impacts du COVID-19

Si l’État est venu au secours de la couche sociale la plus défavorisée ou même ce qui l’est moins, il semble avoir oublié le petit monde du football. 

Quand le club supposé être le plus riche n’arrive plus à honorer le salaire de ses joueurs et des membres de l’encadrement depuis deux mois, il y a lieu de tirer sur la sonnette d’alarme. Le club en question vit des exportations de ses produits, dès lors on comprend pourquoi il en est arrivé là. Le milieu devient un calvaire pour les joueurs qui vivent du football. Comme des professionnels mais avec les avantages en moins car, la plupart n’ont pas de contrat, encore moins un syndicat pour défendre leurs intérêts. Comme rien ne va plus, l’absence d’entraînement leur prive de quoi manger à tel point qu’ils sont obligés de chercher ailleurs leurs besoins quotidiens. Un exercice difficile car dans l’ensemble, ces joueurs ne sont pas qualifiés pour faire autre chose. Et sur ce dernier point, la CNaPS Sport est l’exception qui confirme la règle dans la mesure où du temps de l’ancien DG Arizaka Rabekoto Raoul, les joueurs suivent une formation professionnelle en dehors de la saison du football. Une gestion de l’après football que les autres clubs ne font pas mis à part peut-être les joueurs du COSFA qui reviennent dans les camps. Autre exception c’est au Tia Kitra où le président du club, Laurent Randrianirina, prend en charge quelques joueurs en difficultés. Reste à espérer que cela va durer au-delà de la fin du confinement ou jusqu’à la reprise du championnat de plus en plus incertaine. La question se pose si le CFEM aura le courage de braver la pandémie et reprendre la compétition à l’instar de la Bundesliga. Ou la FMF fera comme son homologue français en décidant de tout arrêter et offrir le titre au premier du classement du moment en l’occurrence la CNaPS Sport. Une éventualité qui fait l’objet d’une levée de bouclier de la part des autres prétendants au titre. Mais que peut-on faire si le COVID-19 continue de faire des ravages ? Rien. Vraiment rien. Car ce Pro League mourra de sa belle mort tout comme notre économie qui s’enfonce au fil des jours. Autant le dire, il est difficile d’avoir le beurre et l’argent du beurre, ainsi que le fil qui va avec. 

Clément RABARY 

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