Honoré Razafinjatovo

Honoré Razafinjatovo compte à son actif près de 50 titres majeurs.

« Beaucoup d’entraîneurs ne font pas de programmation ni de planification d’entraînement »

Avec cette pandémie de coronavirus où toutes les activités sont suspendues, les techniciens et les sportifs ont adopté leur propre stratégie pour essayer de garder la forme. Honoré Razafinjatovo, directeur technique national au sein de la Fédération malgache de volley-ball a à son actif ,50 titres majeurs dont des Championnats de Tananarive, de Madagascar et de la zone 7, et des participations à la Coupe d’Afrique des Clubs. Il nous parle de la réalité malagasy et surtout pour les coachs. Interview. 

MIDI Madagasikara (MIDI) : Vous êtes le plus gradé des techniciens malagasy. Comment vous avez fait pour arriver à ce niveau?

Honoré Razafinjatovo (H.R) : « J’ai décidé de participer à un stage d’entraîneur en 1992 avec la Fédération Internationale de Volleyball (FIVB). Depuis, j’ai pris part à tous les stages de la FIVB du 1er– 2e – 3e degré d’entraîneur tout comme les séminaires techniques de haut-niveau comme le 4e séminaire de haute performance en Egypte. C’est au cours de ces formations que j’ai acquis de nouvelles techniques avec les experts de haut-niveau à savoir Shérif Shemerly (Egypte), Haceni (Algérie), André Glaive (France) et Percy Oncken (Brésil). Un bon technicien ne doit pas se contenter de ce qu’il a appris, mais, avec le développement de la technologie, il faut suivre les tendances à travers les vidéos et les documents. Mais comme le volley-ball évolue, il faut créer des exercices adaptés au nôtre. Comme il s’agit d’éducation et de partage d’expérience, il faut être patient avec les joueurs et joueuses. Le travail finit toujours par être payé ».

MIDI : D’après vous, qu’est-ce qui manque aux entraîneurs malagasy ?

H.R: « Mes protégés connaissent tous mon franc-parler. Je suis très agressif avec mes joueurs/joueuses, mais pour moi, c’est le résultat qui prime dont la rigueur est de mise. J’ai constaté que la grande majorité des coachs malagasy ne font pas une programmation et planification d’entraînement exacte pour une saison sportive. D’autres coachs sont encore adeptes du système de l’ancien régime qui ne sont plus ou pas du tout adaptés avec la capacité motrice et intellectuelle de leurs joueurs /joueuses. Les formations en manquent et comment gérer un match très tendu surtout lorsqu’on est mené au score. Ce soir (ndlr vendredi 29 mai), la CAVB organise une formation par visioconférence à l’intention des entraîneurs africains et c’est une occasion pour se perfectionner et de mettre à jour les techniques. Il ne faut pas rater ces stages et surtout que la participation est gratuite ».

MIDI : En tant que directeur technique national, quels sont les principales actions que vous allez réaliser ?

H.R: « Nous n’avons pas de base de données à jour des dirigeants de clubs, des joueurs, des arbitres et des entraîneurs. Il est important de répertorier tous les acteurs du volley-ball pour permettre une meilleure communication. Un stage de recyclage est programmé pour les techniciens pour mettre en harmonie les dernières règles et techniques en collaboration avec les instances internationales comme la CAVB et la FIVB. La participation aux différentes compétitions internationales nous fait défaut et nous allons essayer d’honorer ces rendez-vous surtout chez les jeunes et en beach-volley ».

Propos recueillis par T.H

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