Stade de Barikadimy: Un accouchement au forceps

On ne fait pas d’omelettes sans casser des oeufs. Les responsables tamataviens incluant la mairie et la ligue de football d’Atsinanana en ont fait leur mot d’ordre afin de justifier leur action de ce vendredi.

Un vendredi noir pour les riverains, chassés de leur domicile pour céder la place aux bulldozers qui ont tout rasé, le tout précédé par un important dispositif sécuritaire effectué par les policiers, les gendarmes et les militaires. Le but est de laisser de la place au futur parking de ce stade devenu aujourd’hui un « manara-penitra » même si dans le contexte actuel, ce dernier aura peu de chance d’être rempli. On est à Toamasina, une ville qui utilise les cyclo-pousses pour les déplacements. « L’assainissement » de la zone a laissé des traces. Des femmes, en pleur, se sentaient dans leur droit en ayant occupé ce terrain depuis 20 ans. Contrairement aux marchands de bois du coin délogés dès le début, mais à qui on a offert une alternative près d’Ambalamanasa, les habitants derrière le stade n’ont reçu aucune offre. Autant dire que la ligue et la commune ont failli à leur mission car les négociations auraient dû se faire bien avant l’arrivée des gros engins. Cet usage de la manière forte ternit quelque peu l’image du stade de Barikadimy. Sans doute pour se dédouaner, les responsables tamataviens ont attendu la délégation du ministère de la Jeunesse et des Sports avant de passer à l’action. Il y avait aussi des membres de la FMF, pour une foi, réunis autour du premier vice-président Victorien Andrianirina mais aussi du premier responsable de la communication, Jocelyn Razafimamonjy, sans oublier Alex Lay Mein et Sandrine Michela. Un plateau d’exception…

Clément RABARY

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