Football – Barea : « Il faut redonner confiance aux locaux », plaide Ntsoa Rasamimanana

Ntsoa Rasamimanana est resté un très grand passionné de football.

Le sort des Barea est au centre de toutes les discussions. L’avis de Ntsoa Rasamimanana, l’ancien coéquipier de Herisetra Rafanodina à Sabotsy Namehana, sort quelque peu de l’ordinaire dans une interview exclusive.

 

Midi Madagasikara : Pensez-vous que les Barea peuvent se qualifier au tour suivant ?

 

Ntsoa Rasamimanana : C’est très compliqué car il faudrait gagner tous les matches et espérer que la Tanzanie et le Bénin ne gagnent plus. L’espoir est donc très mince car même la RDC peut se qualifier en réalisant une victoire et un match nul et se mettre à la hauteur des Barea à 9 points et se mettre devant grâce aux résultats de la confrontation directe.

 

Midi : C’est dire que nous aurions dû gagner l’un des deux premiers matches ?

 

N.R. : Oui mais avec l’effectif de départ, il est difficile de faire mieux avec des joueurs qui ont peur de se blesser et qui étaient moins motivés. C’est peut-être moins évident mais la fenêtre offerte par la FIFA ne permet pas d’avoir un entraînement dans les règles. Je pense qu’on devrait prendre exemple sur l’Ethiopie qui a réussi en alignant des joueurs locaux. Et pour revenir à Madagascar, nos joueurs locaux sont aussi capables de défendre honorablement nos couleurs pour peu que l’entraîneur parvienne à les canaliser dans le choix tactique à adopter.

 

Midi : Reste le choix de l’entraîneur.

 

N.R.: Dans cette configuration, je pense qu’il faut revenir aux techniciens locaux qu’il suffirait de motiver davantage. Je citerai Titi Rasoanaivo, Raux Auguste, Franck Rajaonarisamba ou encore Jean Marie Razafiarison. Mais rien n’empêche qu’ils travaillent ensemble car même à quatre, leur salaire est moindre par rapport à ce que gagnait Nicolas Dupuis. Il faut aussi tenir compte du fait que ces locaux auront du temps pour peaufiner la préparation.

 

Midi : Mais pensez-vous vraiment qu’on peut se passer des expatriés ?

 

N.R : C’est vrai qu’il y a des expatriés dont la sélection ne se discute pas. Je parle surtout de Métanire qui, malgré quelques pertes de balle, est resté très actif dans la récupération. J’ajouterais le jeune gardien Mathyas mais aussi Fabien Boyer et Loîc Lapoussin ainsi que Mamy Gervais qui se bonifie avec l’âge comme le vin. C’est vous dire que l’on peut, avec une bonne dose de volonté et de courage, mettre en place des Barea capables de faire un jeu égal avec les grandes nations de football comme avait fait Peter Schnittger avec le Club M des années 80.

Propos recueillis par Clément RABARY

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Un Commentaire - Ecrire un commentaire

  1. Eviter d’ériger un clivage psychique en plus de celui géographique ne peut être que bénéfique aux joueurs et au staffs.
    On ne divise pas une équipe sous n’importent quels critères que ce soit.
    Il y a du travail à effectuer pour chacun.
    Faire plus que le maximum, et les résultats seront déterminants sans à priori ni complaisance le moment venu.

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