Cas de force majeure



Jacaranda

Les deux candidats à la Présidentielle et les 2060 candidats aux Législatives n’ont, à partir d’aujourd’hui, que 5 jours pour convaincre les électeurs à voter pour eux. La semaine passée étant considérée comme la semaine la plus risquée avec les rumeurs sur d’éventuelles tentatives de prise de pouvoir par l’Armée et l’élimination physique de l’un des deux candidats à la Présidentielle, bon nombre d’observateurs croient en ce moment que rien ne pourra plus empêcher la tenue des élections jumelées du 20 décembre.

Cas de force majeure

La seule chose qui pourrait perturber le déroulement des scrutins du 20 décembre ou qui pourrait constituer un cas de force majeure justifiant le report d’une élection dans un endroit bien déterminé, c’est la pluie. Forte des expériences qu’elle a eues en Afrique, la présidente de la CENI-T Atallah Béatrice n’a pas exclu cette éventualité. Un report de 24 heures, selon Atallah Béatrice. Quoi qu’il en soit, la CENI-T reste confiante. Toutes les dispositions sont déjà prises pour assurer la sécurité des deux candidats, Jean Louis Robinson et Hery Rajaonarimampianina. Les deux candidats ont chacun droit à 15 éléments de sécurité fournis par l’Emmo Nat. Du côté de la communauté internationale, c’est le point de non-retour. Cette communauté ne peut tolérer aucun acte de déstabilisation qui risque de compromettre le climat d’apaisement et de mettre en péril la période postélectorale. C’est pour la simple raison qu’elle a déjà investi plusieurs millions de dollar dans le processus. Malheureusement, cette communauté internationale dont l’exigence était à l’origine de la mise en place de la CES Bis se contente de dire ce qui doit être face aux agissements du président de la Transition Andry Rajoelina qui dépasse les limites de la neutralité en soutenant officiellement le candidat Hery Rajaonarimampianina. Or, avec ces agissements d’Andry Rajoelina, il serait difficile d’organiser des élections libres, crédibles et acceptées par tous. Par ailleurs, force est de constater le silence des hommes politiques qui proposent d’autres solutions et d’autres priorités que les élections présidentielles, pour ne citer que les deux anciens présidents de la République, Didier Ratsiraka et Zafy Albert. Ces derniers ne font qu’observer. En tout cas, il n’y aura qu’un seul président de la République élu après le 20 décembre. Soit Jean Louis Robinson, soit Hery Rajaonarimampianina. L’un de ces deux candidats devra se soumettre au verdict des urnes si l’absence des fraudes est prouvée.

RAJAOFERA Eugène

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