Contestations à l’Assemblée



Jacaranda

Le suspense continue sur le choix du Premier ministre.  Le Mapar a présenté Haja Resampa et attend une nomination de moins en moins évidente depuis que le fossé de la rupture s’est approfondi  entre  Andry Rajoelina et Hery Rajaonarimampianina. Ce dernier ne veut nommer que dans les intérêts de la nation. Le candidat du Mapar a été parmi les premiers limogés de son poste de SGP au lendemain de l’investiture du Président de la République. Il passe dans l’opinion pour être à l’origine des Notam à l’encontre de compatriotes et d’avoir été le cerveau des forces spéciales DST et FIS.

Contestations à l’Assemblée

          Quant à la Plate-forme pour la majorité présidentielle (PMP), 95 députés ont présenté  leur  proposition au président de la République hier.  Le nom du Dr Jules Etienne, celui qui a présenté la candidature de Hery Rajaorimampianana  à la présidentielle serait en première ligne. S’il est soutenu par une frange politique, il est aussi contesté par d’autres pour la principale raison que la HVM a perdu aux élections  présidentielles dans le fief d’où il est originaire. Aussi des députés de la Plate- forme affirment-ils qu’il n’est pas le seul nom dans la compétition pour le poste. Sinon, des pressentis PM s’estiment être plus intéressants devant les objectifs fixés. Mais finalement, tout dépendra du président de la République qui nommera le Premier ministre selon les critères qu’il s’est fixé pour garantir le succès de la politique générale de l’Etat, définie pour son mandat. Il s’écoulera peut-être encore quelques heures, avant de découvrir  le visage du Premier ministre, l’homme de la réconciliation et du développement économique, qui sera à la tête du gouvernement au palais de Mahazoarivo. En attendant, la session de l’Assemblée nationale s’est poursuivie hier avec  l’élection des présidents des différentes commissions. Le Mapar a raflé tous les sièges devant l’absence de nombreux députés. Des contestations se sont fait jour au sein de l’Assemblée. La PMP demande la dissolution du Bureau permanent en évoquant des irrégularités au niveau du règlement des élections. Bref, la rivalité pour le poste de PM des députés ainsi que les divergences au niveau des textes pour l’organisation de ces élections internes sont en train d’envenimer l’ambiance de session des députés. Le remue-ménage  dans ses conditions pourrait prendre des proportions qui interpelleraient le président de la République. La dissolution de l’Assemblée nationale est déjà évoquée  au sein de la classe politique comme une issue possible si la situation s’aggrave au point de menacer la stabilité de l’Etat. Mais cette ultime solution ne semble guère envisagée en haut lieu confiant en l’existence d’une large majorité parlementaire qui le soutient.

Zo Rakotoseheno

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