Un grand soulagement

L’avènement du gouvernement du Dr Kolo Roger est salué par la communauté internationale. Les coopérations interrompues pendant la période de transition sont assurées de reprendre. Pour l’Union Européenne c’est « une étape importante qui ouvre la voie à la normalisation totale des relations de l’UE avec Madagascar et la reprise complète de la coopération pour le développement ». L’Union africaine pour sa part a réitéré l’appel lancé au 9e sommet du GIC-M à Antananarivo pour que les partenaires internationaux apportent à Madagascar tout le soutien dont le pays a besoin. Elle demande à ces derniers de poursuivre les efforts entrepris sur le développement socio-économique, la gouvernance et la réconciliation nationale.

Un grand soulagement

                 Sur place, la nomination du Premier ministre et la formation du gouvernement ont été accueillies avec un sentiment de grand soulagement. Le visage du nouveau gouvernement offre au public tous les traits de l’unité nationale. Aucun faritany n’a été oublié dans la composition laborieuse réalisée. Au-delà du critère régional, le gouvernement a le mérite de refléter l’hétéroclisme de l’Assemblée nationale à travers ses partis politiques, ses regroupements et ses indépendants. Les différentes sensibilités qui ont soutenu Hery Rajaonarimampianina au premier et au second tour des élections présidentielles ont été récompensées en retour par une présence au gouvernement. Des éléments des partis politiques adversaires pendant la campagne mais qui ont revu leur position après les élections en reconnaissant la victoire électorale et le programme politique du président Hery Rajaonarimampianina sont représentés dans le gouvernement. Sinon, la composition du gouvernement laisse penser que constituer une équipe de technocrates à même d’atteindre les objectifs que le président de la République a fixé dans sa politique générale d’Etat n’a pas été négligée. Des ministres qui n’ont pas d’étiquette politique mais dont les qualités d’expérience et de compétence sont reconnues dans leurs domaines respectifs y figurent. Leurs choix témoignent du souci de neutralité et d’efficacité. Enfin, le Président de la République et le Premier ministre auraient pu prendre tout le monde car plus personne à l’Assemblée nationale ne souhaite faire partie de l’opposition. Les places au gouvernement sont malheureusement limitées. Toujours est-il que le débat politique tourne depuis ce week-end autour de la session de l’Assemblée nationale. Moins sur la place de « chef de l’opposition » officielle que sur la recomposition possible du Bureau permanent. Après la formation du gouvernement qui les a occupés pendant près de trois mois, les députés sont déjà repartis vers d’autres ambitions. La stabilité ou l’instabilité politique de la nation est bel et bien entre leurs mains.

Zo Rakotoseheno

Suivez-nous aussi sur Facebook

Partager cette publication