A vaincre sans péril…

Ce qui s’est passé hier à Tsimbazaza rappelait la mascarade d’élections durant l’ère des Soviet suprême dans l’ex-URSS.

A vaincre sans péril…

En malgache, élections signifie « fifidianana ». Mais hier, les députés présents n’avaient pas le choix puisque les prétendants au bureau permanent étaient tous des candidats uniques. A l’image du nouveau Président qui n’avait pas non plus d’adversaire la veille. Contrairement à la fois précédente où il avait en face de lui, une certaine Christine Razanamahasoa qui devait faire perdre le Nord au député élu à Andapa. En fait, ces élections dominicales n’étaient qu’une formalité car les jeux étaient faits d’…avance. Dans tous les sens de ce dernier terme. Et pour cause, le partage du gâteau a été convenu d’avance. Quitte à ajouter une autre portion en créant un nouveau poste tel celui de Questeur 3 afin de satisfaire l’appétit de tout le monde. A vaincre sans péril, on partage sans gloire. Même un député qui a maille à partir avec la Justice – sauf s’il a été amnistié en catimini – a été élu ou plutôt adoubé au sein du bureau permanent. Celui qui avait la charge de présenter les candidats ne croyait pas si bien dire en rappelant que l’élu en question est connu chez lui, même par les …enfants. Une allusion – voulue ou involontaire – qui n’a pas provoqué de réaction parmi l’assistance à qui il faut visiblement expliquer longtemps pour qu’elle comprenne vite. Ce qui n’est pas de bon augure pour la suite de la présente législature de la Quatrième République qui rappelle la première mandature de la Troisième République qui s’était distinguée par la fameuse « majorité à géométrie variable ». A tel point que le Président Zafy Albert avait taxé les députés de « olom-boavidy ». En somme, c’est le cas de le dire, des élus qui se vendaient au plus offrant. L’histoire serait-elle en train de repasser le même plat à Tsimbazaza ? D’une chose, on est sûr, après la suppression de la mainmise du Mapar, tout le monde a eu sa part hier. Même de sandwich car les « solombavambahoaka » avaient faim.

R. O

Suivez-nous aussi sur Facebook

Partager cette publication