Tous les grands dans la course

Les grands partis seront tous aux prochaines communales. Une farouche concurrence est prévisible pour les prochaines élections. Il y aura déjà la bataille pour le contrôle d’Antananarivo-Renivohitra. Le PDS actuel ne sera sûrement pas le seul et unique candidat. Au niveau de la mouvance Ravalomanana, la candidature de Lalao Ravalomanana est sollicitée par les « Zanak’i Dada ». Celle-ci n’a pas encore donné de réponse mais elle ne serait pas contre, à première vue. D’autres barons du Tim lorgnent également vers la mairie. Dans ce parti de l’ancien président de la République exilé en Afrique du Sud, ils se préparent dans la discrétion en attendant le bon moment pour se déclarer. Pour l’heure, c’est la réconciliation entre les leaders qui est recherchée afin de retrouver la force du parti d’antan. Dans l’opinion publique, le Mapar sera aussi dans la course. Des ambitieux souhaitent la réédition de l’exploit d’Andry Rajoelina en 2008. On se rappelle qu’il a largement battu le candidat du TIM avec sa campagne de jeune homme nouveau. Mais le maire devenu président de la Transition, voudra-t-il revenir à la case départ ?

Tous les grands dans la course

         Quoi qu’il en soit, les nouveaux rapports de force politique, se mesureront sur les résultats électoraux de l’ensemble du pays. Le nouveau parti HVM dont les membres du bureau politique forment l’ossature de l’entourage du président de la République entrera dans la compétition pour la première fois. Il escompte gagner la part du lion lors des prochaines élections. Les grands partis ne seront pas en reste. Ils s’engageront soit dans une plate-forme politique soit en leur propre nom.   Chaque République a eu son parti dominant qui a survécu après le naufrage du régime. Le PSD, l’Arema, l’UNDD, le TIM, le TGV-Mapar sont toujours là. Le HVM vient s’ajouter à ce lot pour les prochaines élections. La bataille pour avoir une commune ne sera pas facile. Et ce d’autant plus que les anciens partis politiques tiennent à leur fief. En outre, depuis la période de Transition, de jeunes partis politiques ne cachent guère leurs dents longues. Les élections communales ne se passeront pas sans eux. Déjà à l’élection présidentielle, ils ont obtenu des résultats non négligeables. Il en est ainsi du MMM de Hajo Andrianainarivelo, du MTS de Roland Ratsiraka, des Verts de Saraha Georget. Sans oublier dans cette future course les candidats issus des plates-formes politiques qui rassemblent des partis pour une cause commune tels que l’Escopol, l’UDR, etc., dont les éléments se sont dispersés. Ils ont rejoint le pouvoir ou l’opposition. Bref, les communales et les sénatoriales seront un test pour les membres de la classe politique. Le public s’intéresse aux élections communales qu’il considère comme une élection de proximité. Mais celles-ci auront-elles lieu cette année ? Aucun calendrier en ce sens n’a encore été officialisé. La Ceni-T, en attendant, se tourne les pouces.

Zo Rakotoseheno

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