Réponse du berger à la bergère !

« N’étant ni à la remorque du pouvoir ni à la solde de l’opposition », comme elle tient à le souligner, la SEFAFI sort de son silence, 6 mois après l’élection du premier Président de la République.

Réponse du berger à la bergère !

En fait, la déclaration de l’Observatoire de la Vie publique qui intervient 4 jours seulement après le discours du 14 juillet, est un peu la réponse du berger à la bergère. Si pour François Goldblatt, « les premiers progrès enregistrés depuis le début de l’année témoignent d’un changement d’approche, salutaire, dans la manière de traiter les problèmes de la Grande Ile », Sylvain Urfer et consorts se demandent si « les tergiversations du pouvoir seraient-elles liées à des conflits d’intérêts, comme on le murmure dans divers milieux ? ». Enfonçant le clou, la SEFAFI de faire remarquer qu’ « en misant ainsi sur les copains et les coquins, la République a les pieds et les poings liés ». Et ce, contrairement au locataire de la Résidence de France qui estime qu’ « à une approche marquée par la prévarication et l’accaparement, a succédé une approche caractérisée par la rationalité et l’intégrité ». Un passé recomposé ou décomposé (c’est selon) que la SEFAFI conjugue au présent en spécifiant que « la compromission et la corruption s’étalent, les rivalités et les divisions s’affichent, l’incompétence des élus et leur indifférence à l’intérêt général sont de notoriété publique ». Des pratiques que l’Ambassadeur de France met plutôt sur le compte de la Transition durant laquelle « la cupidité publique était érigée en mode de gouvernement ». La SEFAFI d’épingler également le régime en place qui s’illustre par « la propension à faire profiter les membres de sa famille des avantages que donne le pouvoir. La nomination de parents à des postes pour lesquels ils n’ont pas la compétence requise ». Bref, on ne voit pas les choses de la même manière au 3, rue Jean Jaurès à Ambatomena et au Lot III R 45 ter à Tsarafaritra Tsimbazaza, tout en partageant toutefois la nécessité d’un changement de pratiques et de mentalités ainsi que l’obligation pour le pouvoir de répondre aux attentes des Malgaches.

R. O

Suivez-nous aussi sur Facebook

Partager cette publication