Jamais deux sans trois !

Après l’affaire Jean Luc Rahaga –Didier Ramanoelina et la loi sur la lutte contre la cybercriminalité, le pouvoir récidive avec l’arrêté du 24 juillet 2014 portant sur l’organisation du renouvellement des membres du Conseil de l’Ordre des Journalistes de Madagascar.

Jamais deux sans trois !

Le ministère de la Communication, de l’Information et des Relations avec les Institutions vient de publier la liste de 32 journalistes membres de la Commission Electorale chargée d’organiser l’élection des membres du Conseil de l’Ordre des Journalistes de Madagascar. Cette Commission est à la presse ce que la CENI-T est à la politique, quoique la comparaison s’arrête là puisque le choix ou la sélection des membres est loin d’être similaire. On ne sait trop les critères retenus pour la composition de la CENI-T de la presse dont la représentativité n’est pas évidente. Jamais deux sans trois pour le pouvoir en place qui agit et réagit après-coup. Au risque de faire un pas en avant et un pas en arrière pour revenir à la case départ tel que c’était le cas avec le retrait de la plainte contre les deux journalistes susnommés. Ou encore la prochaine mise en branle de la procédure d’amendements à la loi sur la lutte contre la cybercriminalité qui comporte un article tout ce qu’il y a de plus liberticide. Une loi scélérate qui a été adoptée par l’Assemblée nationale le 19 juin 2014 et déclarée conforme à la Constitution par la HCC le 16 juillet dernier. Et ce, après avoir été saisie le 8 juillet par le Président de la République qui « promulgue les lois dans les 3 semaines qui suivent la transmission par l’Assemblée nationale de la loi définitivement adoptée. Avant l’expiration de ce délai, le Président de la République peut demander au Parlement, une nouvelle délibération de la loi ou certains de ses articles. Cette nouvelle délibération ne peut être refusée ». Si une nouvelle délibération avait été demandée avant  le 10 juillet dernier, on aurait fait l’économie d’une procédure d’amendement voire d’une autre session extraordinaire. En attendant, la Commission Electorale chargée d’organiser l’élection des membres de l’OJM tiendra le 7 août prochain, une réunion qui s’annonce également extraordinaire, sauf si l’Exécutif fait pour la troisième fois marche arrière.

R. O

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