Au dessus de la mêlée

Jacaranda

Le président Hery Rajaonarimampianina, garant de l’unité nationale, a eu raison de prendre en main la réconciliation nationale. Le moment semble être venu de réaliser un grand pas dans ce sens. La plupart des efforts qui ont été déployés auparavant n’ont jamais abouti. A cause des obstacles sur leur chemin. Il peut s’agir de susceptibilité non résolue, d’absence de convergences, de manque de volonté, jusqu’à rejoindre le désistement au dernier moment. Bien des organisations ayant eu de bons sentiments ont connu en leur sein l’une de ces causes avancées au point de reculer dans leur détermination au départ de réussir la réconciliation nationale. On n’en voudra ni au FFKM, ni au FFM, ni aux organisations de la société civile, ni aux individus de bonne volonté de ne pas progresser dans ce domaine dont on n’ignore ni la délicatesse ni la sensibilité. Ils n’étaient pas au pouvoir.

Au dessus de la mêlée

           Le tam-tam sur le retour imminent de Marc Ravalomanana augmente les enchères. La Sadc pousse à l’application de la feuille de route dans son intégralité. La communauté internationale des bailleurs de fonds se joint à cet objectif pour rendre plus subtile l’ouverture du robinet des financements promis. Liés ou pas, le retour des exilés politiques et l’enveloppe des financements, barrent la route du développement malgré le retour à l’ordre constitutionnel par des élections démocratiques exemplaires. Pour résoudre les derniers goulots d’étranglement, le président de la République se doit maintenant de montrer dans la fermeté qu’il est au dessus de la mêlée, qu’il est libre de toute idéologie, qu’il doit éviter tout esprit partisan pour incarner l’intérêt général dans son vouloir de créer «un Madagascar de l’excellence». Le chemin de la réconciliation nationale est incontournable pour atteindre ce but. Les premiers à devoir se réconcilier sont les membres de la classe politique. La division de ses membres la plus proche et la plus marquée est la période de la Transition. La Sadc et la communauté internationale se sont cassé les dents sans réussir à imposer aux dirigeants de l’époque l’extinction des rancunes pour une paix durable. Aujourd’hui l’avènement d’un élu légal et légitime depuis janvier dernier, a changé la donne. Il nourrit au niveau de la population l’espoir d’en finir avec les dissensions qui ont amené le pays dans cette situation. Mais encore faut-il que Hery Rajaonarimampianina s’affirme comme il l’a montré avec détermination dans son discours d’investiture. Marc Ravalomanana n’est pas son ennemi lorsqu’il a déclaré n’avoir aucun problème avec lui. Andry Rajoelina non plus ne l’est pas même s’ils ne sont plus dans le même camp politique. Le président de la République est tout simplement le président de la république. Au dessus de la mêlée. Cette position est la seule qui lui permet de mener à bon port la réconciliation nationale. Et partant, le développement.

Zo Rakotoseheno

Share This Post