Nouvelle politique diplomatique

La plupart des ambassades malgaches à l’étranger sont dépourvus d’ambassadeurs depuis plusieurs années. Ce sont les chargés d’affaires qui s’en occupent pour les affaires courantes. Madagascar a pourtant des représentations sur tous les continents. En Afrique, sur les cinq ambassades implantées, un Ambassadeur, Mparaina Auguste, au Sénégal. Même à Addis- Abeba, siège de l’Union africaine, la Mission de représentation malgache est gérée par un Chargé d’affaires. En Amérique, Washington, et Ottawa au Canada en sont dépourvus. En Asie, sur les quatre représentations, il n’y a que Pékin qui dispose d’un Ambassadeur en la personne de Sikonina Victor devenu par la longévité aux fonctions, le doyen des diplomates en Chine. En Europe, toutes les ambassades sont pratiquement délaissées. Elles sont sous la responsabilité des Chargés d’affaires. La représentation au niveau des organisations internationales est mieux assurée. Nos ambassadeurs sont présents à l’Unesco à Paris, aux Nations Unies à New-York.

Nouvelle politique diplomatique

           Le panorama actuel n’est guère enchanteur. Les représentations malgaches à l’étranger ont moult problèmes. Elles survivent avec le minimum de moyens à leur disposition. Elles attendent les nominations d’Ambassadeurs avec impatience. La nouvelle ministre des Affaires Etrangères, Béatrice Atallah, n’en fait pas sa priorité mais laisse entièrement au président de la République, Hery Rajaonarimampianina, les nominations des Ambassadeurs. Elle se concentrera davantage sur le plan d’action à mettre en œuvre pour atteindre les objectifs de la diplomatie économique conforme à la vision du président de la République. C’est dans ce cadre qu’elle entend renforcer le partenariat et les relations de Madagascar avec l’étranger. Une chose est sûre, le président Hery Rajaonarimampianina ne néglige pas les relations diplomatiques depuis qu’il est à la tête du pays. Ses multiples tournées à l’extérieur ont grandement contribué à redonner confiance aux partenaires et bailleurs de fonds étrangers pour la reprise de la coopération et des aides. Le moment semble maintenant propice à la mise en place de cette base diplomatique malgache dans le monde. Des réformes sont prévues à cette fin en haut lieu. Est-ce à dire que les ambassades qui ne sont pas intéressantes du point de vue de l’efficacité économique seront fermées et que d’autres seront créées ? Quoi qu’il en soit, il est temps que les grandes ambassades comme Paris, Washington, Tokyo, Berlin, Bruxelles et Moscou soient représentées par des ambassadeurs. Elles ne fonctionnent qu’au minimum de leur capacité au point de détourner l’intérêt des touristes et des investisseurs de Madagascar. Vivement la diplomatie économique pour que le pays puisse bénéficier des flux de capitaux qui circulent dans le monde pour son développement et sa croissance.

Zo Rakotoseheno

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