Beaucoup d’argent

A cinq mois et demi des communales, la course est déjà engagée. Un parti comme le HVM affiche ses ambitions de gagner mille communes sur les 1 700 et n’entend donner le reste de sièges qu’à leurs alliés. Le HVM veut prouver qu’il est le premier parti de l’Ile. Ses responsables ont commencé à sillonner les régions dans le but de ratisser large pour conforter sa base. L’alliance d’Ambodivona, qui figure comme son premier adversaire dans cette compétition, envisage aussi de gagner toutes les communes sans rien laisser aux autres. Le TIM de Ravalomanana se prépare pour la bataille mais se fait discret pour le moment à cause des restrictions de liberté imposées à son chef de file. Ce sont, reconnaît- on, les trois grandes forces politiques qui occupent le devant de la scène et qui devraient logiquement dominer en s’affrontant aux élections communales.

Beaucoup d’argent

                     La campagne de propagande des élections nécessitent beaucoup d’argent. Les partis riches et sponsorisés investissent une fortune pour s’assurer le maximum de sièges et pour atteindre même les communes les plus éloignées. Mais la plupart des  partis politiques, en revanche, sont limités par leurs moyens et ne participeront qu’en fonction de leurs maigres ressources. L’essentiel pour les petits partis est de ne pas se faire battre dans leurs fiefs politiques. Le HVM, parti au pouvoir, part favori de la compétition compte tenu des énormes moyens dont il peut disposer. Mais il doit être à la hauteur de ses ambitions parce que des partis se sont préparés depuis longtemps, matériellement et financièrement, pour gagner  ces élections. Dans le passé, les sponsors des campagnes sont surtout des hommes d’affaires qui espèrent un retour d’ascenseur du maire si l’investissement est bénéfique. Cette fois-ci, il est possible, entend-on dire, dans les coulisses, que les milliardaires du bois de rose ne restent pas les bras croisés et entrent dans le jeu  pour appuyer les partis politiques et leurs candidats dans la plupart des communes. Autrement dit, l’argent va couler à flot durant la campagne dans l’espoir de faire main basse sur les élus des communales. En effet, chacun sait que ces élections  seront déterminantes pour situer  les rapports de force politique à venir. Mais quoi qu’il en soit, le dernier mot appartient aux électeurs.  Ils sont devenus plus avertis et plus méfiants  à cause de la démagogie et du jeu politique politicien que l’on développe chaque jour pour l’endormir. Ils sauront choisir, parmi les candidats proposés, le maire qui convient à leur commune. Les partis politiques, qu’ils mettent de gros moyens ou pas du tout, ne sont pas à l’abri des surprises. Les communales ne sont qu’une question d’argent et ne sont jamais gagnées d’avance.

Zo Rakotoseheno

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