Mars, faut-il se méfier ?

Le mois de mars pointe son nez. Il sera surtout marqué par la réconciliation nationale dans les régions. Le FFKM qui a réussi une première étape de sa stratégie en mettant autour d’une table les cinq chefs d’Etat dont les 3 anciens présidents de la République, l’ex- président de la Transition et le président de la République actuel envisage dans les prochains jours de poursuivre la réconciliation nationale dans les régions  du pays. Vers la fin du mois, le programme prévoit la tenue d’une conférence nationale dans la Capitale pour clore le processus.

Mars, faut-il se méfier ?

               Parmi les Chefs d’Etat dont on a salué les premiers pas de la réconciliation, deux se sont retirés introduisant de l’incertitude  et de la méfiance  dans la démarche conduite par le FFKM. L’insuffisance de transparence laisse d’ailleurs le public sur sa faim sur la méthode FFKM critiquée  parce qu’il n’y a pas que les chefs d’Etat à réconcilier. En plus, l’entité morale et spirituelle ne rendrait  pas compte de l’évolution des concernés dans les étapes symbolisées par « 4F» (mea culpa, repentance, vérité, réconciliation). Le FFKM apparaît aux yeux du public plus politique que religieux dans sa démarche. Néanmoins, si le Pr Zafy Albert et Andry Rajoelina se sont marginalisés, les autres n’ont pas encore quitté le processus.  En début de week-end, Marc Ravalomanana a confirmé devant  la hiérarchie du TIM et les associations alliées, sa volonté et sa détermination de poursuivre la réconciliation sous l’égide du FFKM. Dans son analyse de la situation, il a estimé que le retour à la confiance est capital parce que celle-ci n’existe plus au niveau de la famille et de la société.  Afin que l’espoir renaisse, il a confié que la nation a besoin de confiance, d’apaisement et de stabilité, des conditions indispensables  pour pouvoir travailler ensemble. On ne sait si l’ancien exilé a maintenant  le droit de s’exprimer politiquement ou non, mais en tout cas, le TIM est mobilisé, en vue de la réconciliation mais sans doute aussi en vue des  prochaines élections.  Aucune force politique ne perd de vue ses échéances électorales. Certaines affirment leur présence en accompagnant par leurs aides et leurs dons les sinistrés de la Capitale et des régions. Mais le mois de mars pourrait aussi être celui des foyers de tension. Les difficultés du pays s’accumulant sont propices aux revendications. Les plus actifs sont pour le moment les syndicats des services des domaines, celui du Trésor qui vient d’être créé,  et le personnel de l’Adema. Mais faut-il pour autant se méfier de ce mois de mars qui invite à la réconciliation ? Quoi qu’il en soit, un dicton connu assure que mars est comme la romance, il finit comme il commence.

Zo Rakotoseheno

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