Que les meilleurs gagnent !


Les « Faradoboka » des uns et des autres candidats ont clos hier la campagne de propagande électorale sur l’ensemble du territoire. Les candidats ont surtout appelé les électeurs au devoir de vote le jour du scrutin. La plupart redoutent les fraudes électorales. Mais la CENI-T est confiante au travail qu’elle a réalisé pour que cette élection se passe dans les meilleures conditions. En tout cas, un représentant du PNUD a assuré que les bulletins de vote pré-cochés sont impossibles. Bien que chaque électeur doive redoubler de vigilance et de prudence pour que ces élections soient sincères, il ne faut se laisser abattre par les rumeurs qui n’ont la plupart du temps aucun fondement mais dont le but est souvent de perturber.

Que les meilleurs gagnent !

         Quoi qu’il en soit, il a vraiment fallu ces élections communales pour apporter un peu de calme et de paix à la cacophonie politique et sociale corporative déstabilisatrice qui a gagné en ampleur auparavant. Les élections ont finalement été prises au sérieux. Les partis politiques s’y sont attelés pour ne pas perdre la face et surtout leurs assises dans ce qu’ils considèrent comme leurs fiefs respectifs. Faute de sondages comme dans les pays développés et démocratiques, les pronostics émis risquent de ne pas être fiables. La campagne de propagande n’a permis que de distinguer ceux qui ont apporté beaucoup de moyens étant soutenus par des bailleurs de fonds locaux ou étrangers et ceux qui n’en ont pas ou peu. Mais de là à deviner le classement, c’est encore hasardeux dans la mesure où la concurrence est réelle entre les candidats. Les élections de proximité ont cependant un avantage. Les candidats sont des personnalités qui ne sont plus à présenter à la majorité des électeurs. On le connaît parce qu’il est dans le quartier, parce que c’est le voisin, parce que c’est le parent d’un tel… En d’autres termes la personnalité du candidat ou de la candidate compte beaucoup pour convaincre les électeurs. Dans la capitale, c’est la première fois que plusieurs descendantes d’Eve s’engagent dans la course à la mairie. Le phénomène s’explique par le désir profond de reconstruire et de donner une image et un avenir plus dignes de la plus grande ville du pays. Si les habitudes de vote se perpétuent, il faut s’attendre à un raz de marée. La part du lion des voix tananariviennes se concentrera sur une personne. Elle a trop été délaissée au point que les femmes sont descendues dans l’arène. Sinon, partout, la compétition promet des surprises. Les temps de crise ont grandement mûri les électeurs. Aussi, demain, le devoir appelle. Aux urnes citoyens ! Que les meilleurs gagnent pour que les communes de ce pays puissent véritablement se développer à travers ces élus.

Zo Rakotoseheno

Suivez-nous aussi sur Facebook

Partager cette publication

2 Commentaires - Ecrire un commentaire

  1. Ces communales reflèteront
    soit : l’envie du peuple de changer, d’avoir une vie paisible et de voir la capitale se développer
    soit : le sentimentalisme, le résultat de la manipulation de l’opinion publique grâce à la distribution « massive » de goodies et de « brunch » à la malgache!!!
    Le candidat du HVM (Hery Rafalimanana), est le mieux adapté pour la capitale. Stabilité et paix sont les mots d’ordre de Hery Rajaonarimampianina et c’est ce à quoi le peuple aspire!
    Voter pour le tim ou le mapar signifie un autre lundi noir, ou plutot, DES lundiS noirS!!!

  2. Les malgaches ne votent pas pour le programme d’un candidat. Ils votent, non pas pour un meilleur candidat ni un mauvais, mais par « SENTIMENT » et par le petit « MIMI ».

Poster un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.