Putsch dans la Transition

Jacaranda

Le Burkina Faso est en période de transition. Normalement des élections sont prévues pour la mi-octobre pour sortir du tunnel. Mais alors que le monde entier se réjouit que l’affaire soit dans le sac. Qu’il ne reste plus que quelques semaines pour qu’un autre pays francophone africain échappe aux errements pour revenir à la démocratie, voilà qu’un putsch qui ne dit pas son nom prend tout le monde de court. Des hommes armés arrivent en plein conseil des ministres pour séquestrer plusieurs participants dont le président de la Transition, le Premier ministre et des membres du gouvernement. L’opération a été réalisée par des gardes du régiment de sécurité présidentielle. Ils ont relâché ceux qui ne les intéressent pas et n’ont retenu que les deux premiers responsables de l’Exécutif et deux autres ministres. A la tête des putschistes, le Général Gilbert Diendéré. Ils ont dissout le gouvernement et démis le président. La communauté internationale condamne.

Putsch dans la Transition

               En attendant l’issue de cette affaire, l’inquiétude apparaît au niveau des grandes organisations internationales devant les faits. Elles ont publié un communiqué conjoint.  « L’Union africaine (UA), la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), et les Nations Unies qui assurent  la présidence conjointe du Groupe International de Soutien et d’Accompagnement pour la Transition au Burkina-Faso (GISAT-BF), ont appris avec consternation la prise d’otage commise par le Régiment de la Sécurité Présidentielle contre le Président du Faso, Michel Kafando, le Premier Ministre Yacouba Isaac Zida, ainsi que contre des ministres de la transition, en plein conseil des ministres, au Palais de Kossyam. Les trois organisations condamnent avec la plus grande fermeté cette violation flagrante de la Constitution et de la Charte de Transition. Elles exigent que les forces de défense et de sécurité se soumettent à l’autorité politique et, dans le contexte actuel, aux autorités de la transition. L’UA, la CÉDEAO et les Nations Unies exigent la libération immédiate et inconditionnelle des otages. Elles soulignent avec force que les auteurs de cet enlèvement inacceptable répondront de leurs actes et seront tenus responsables de toute atteinte à l’intégrité physique du Président du Faso, du Premier ministre et des autres personnalités qu’ils détiennent. Les trois organisations réaffirment leur plein soutien à la Transition en cette période cruciale pour son aboutissement, avec les élections prévues le 11 octobre 2015. Elles réaffirment leur détermination, en appui aux autorités nationales, à tout mettre en œuvre pour assurer le parachèvement réussi de la transition au Burkina Faso ». Madagascar a réussi à sortir de la période de Transition en surmontant des épreuves. Une nouvelle Constitution et des élections démocratiques, présidentielles et législatives. L’instabilité et l’incertitude sont dans la nature de cette période. Il faut espérer que le Burkina Faso et son peuple n’en arrivent pas à des solutions extrêmes de sortie de crise et s’en sortent rapidement avec le moins de casse possible pendant cette nouvelle  période de Transition.

Zo Rakotoseheno

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  1. « KOPI KOLE »! Nous y étions passé pendant 5 belles lurettes!

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