Avant de promulguer

La composition de la nouvelle Commission électorale nationale indépendante (Ceni) fait toujours débat dans l’opinion. La société civile n’aurait pas le nombre de places qu’elle mériterait dans cette institution au point qu’elle apparaisse déjà affaiblie alors qu’elle n’a pas encore commencé. Le Cercle de réflexion des administrateurs civils (Crac) ne voit pas non plus du bon œil la composition de la Ceni.

Avant de promulguer

       Malgré l’adoption et le vote de la loi par les députés, il plaide en faveur d’un réexamen de la loi avant sa promulgation par le Président de la République. Il n’accepte pas l’écartement au sein de cette institution des administrateurs civils qui sont, de par leur formation et leur expérience, compétents sur les élections et responsables des élections dans leurs circonscriptions. Il estime que la présence de membres désignés par les autres institutions comme la présidence et la Haute cour Constitutionnelle n’assure pas l’indépendance de la nouvelle Ceni. Sans une révision de la composition de la Ceni, le Crac craint l’absence de transparence et l’instabilité. Ont-ils raison ou tort ? Le passé récent enseigne que des administrateurs civils ont composé la Ceni-T auparavant. Leur présence a peut-être été nécessaire mais n’a pas empêché de produire les diverses anomalies et irrégularités qui ont entaché les élections antérieures. Les nombreuses requêtes sur le déroulement des élections et les résultats électoraux témoignent des imperfections pouvant se produire malgré la présence des administrateurs civils au sein de l’entité. Quoi qu’il en soit, toute médaille a son revers. Les partisans de la nouvelle Ceni assurent que les améliorations apportées au niveau de la nouvelle Ceni, en particulier dans la composition, comblent les lacunes observées au niveau de la Ceni-T. L’essentiel est de composer la Ceni par des personnalités intègres et compétentes qui n’ont d’intérêt que d’organiser les élections dans les normes et de suivre son déroulement jusqu’au bout dans la vigilance et la neutralité. Le débat sur la composition de la Ceni est loin d’être terminé. Certains soutiennent que la présence des partis politiques en son sein est indispensable pour garantir la transparence. D’autres réfutent cette idée en donnant leur préférence aux seuls membres des organisations de la société civile pour composer la Ceni. D’autres encore cependant se méfient de la société civile. Ce serait dans celle-ci que les politiciens se cachent et manipulent. Une chose est sûre, la loi est adoptée et votée par l’Assemblée nationale. Il appartient désormais au Président de la République de le promulguer en l’état ou non.

Zo Rakotoseheno

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Un Commentaire - Ecrire un commentaire

  1. Il faut bien remettre les choses à leur place sur la question du CENI sans quoi il risque de ne pas faire long feu. Les divergences d’opinion devraient néanmoins amener à une entente sinon, tout est à remettre en cause. Hery Rajaonarimampianina devra faire preuve de bon sens pour arriver à bout de ces mésententes.

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