L’insécurité chronique qui règne à Madagascar

Jacaranda

L’insécurité est aujourd’hui un phénomène indissociable de la vie quotidienne des citoyens malgaches. Et elle touche toutes les couches de la société, n’épargnant ni les puissants ni les pauvres. L’agression dont a été victime Lalatiana Ravolomanana montre que les malfaiteurs n’ont aucune considération pour le rang social de leur victime. Cette dernière n’était d’ailleurs pas l’unique cible de ces brigands qui n’avaient en tête que le désir de prendre le maximum de biens matériels. Elle peut aujourd’hui remercier le ciel et ses voisins de n’avoir pas été molestée ou pire, d’avoir perdu la vie. Son cas n’est pas exemplaire et il n’est qu’un des centaines de faits divers portés à la connaissance des journalistes tous les jours.

L’insécurité chronique qui règne à Madagascar

Tana doit maintenant supporter cette réputation de ville peu sûre où l’on risque de se faire agresser à tous les coins de rue. Si on en doutait, la conférence sur l’insécurité à Madagascar que va donner ce jour et mardi de la semaine prochaine Nelly Rakotobe, premier président de la Cour suprême malgache à La Réunion illustre bien ce souci d’éclairer les esprits à l’extérieur. Cette insécurité est l’un des stigmates de cette crise qui mine la société malgache en ce moment. Le malaise est profond et l’instabilité politique et les conditions de vie difficile qu’endurent les citoyens malgaches ont définitivement rompu ce sens de la concorde. Ces derniers ont aujourd’hui l’impression que l’Etat ne joue plus son rôle de protecteur des biens et de la vie d’autrui. Ce n’est pas que dans la capitale que ce sentiment d’insécurité prédomine. Dans les campagnes et dans les régions les plus reculées, les dahalo attaquent sans aucune crainte les forces de l’ordre présentes sur le terrain. Toutes stratégies mises en place par les autorités n’ont pour l’instant pas ramené le calme et la population vit dans la terreur des attaques de ces bandits de grand chemin. Les dirigeants n’ont pas su rétablir cette confiance qui est nécessaire à la vie de la nation. Le spectacle de la mésentente qui semble régner au sommet de l’Etat renforce cette défiance du citoyen à l’égard de ceux qui le gouvernent.

Patrice RABE

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  1. Tsy misy Fanjakàna intsony ity tany ity ! Variana @ 3V manomboka ao @ Présidence ka hatramin’ny Polisy sy zandary kely eny an-dàlana eny !

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