Une démission non effective

La nouvelle qui avait fait le tour des rédactions durant la journée a été vite démentie par le principal intéressé. La démission du Premier ministre Jean Ravelonarivo que l’on croyait effective a été démentie par le principal intéressé qui s’est dit surpris de l’annonce faite par le secrétaire général de la présidence. C’est un homme froissé, mais voulant rester digne qui s’est adressé aux journalistes, hier après-midi. On l’a senti plutôt gêné par cette manière assez cavalière de précipiter son départ de Mahazoarivo, mais il s’est cependant vite repris en déclarant être prêt à signer cette fameuse lettre de démission, mais au moment qu’il jugera opportun pour le bien de la nation.

Une démission non effective

Le feuilleton de cette démission ou non du général Jean Ravelonarivo commençait à lasser l’opinion qui ne voyait pas d’un bon œil ce blocage au sommet de l’Etat. La volonté du président de la République de sortir de l’impasse dans laquelle se trouvait la nation a certainement précipité cette annonce prématurée faite, hier matin. La méthode, même si elle peut se comprendre, a été plutôt maladroite, mais n’a réussi qu’à braquer le Premier ministre. Le caractère entier de ce dernier l’a forcé à réagir et le résultat a été ce refus d’être poussé vers la sortie sans son autorisation. Les propos répétés maintes fois ces derniers jours qui montraient son refus de démissionner expliquent cette attitude plutôt rigide. Il a eu l’impression qu’on voulait lui forcer la main car son entretien avec le président ne s’était pas conclu de cette manière. Il a cependant convenu qu’il ne refuserait pas d’obtempérer, mais que sa décision serait dictée par l’intérêt supérieur de la nation. Le chef de l’Etat a donc quand même réussi à atteindre son objectif : obliger le chef de gouvernement à ne pas opposer à un refus catégorique à son départ de Mahazoarivo. En fait, c’est ce dernier qui se risque de se trouver en porte à faux s’il continue à faire de la résistance. Il ne va certainement pas prendre le risque d’être à l’origine d’une crise institutionnelle.

Patrice RABE

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4 Commentaires - Ecrire un commentaire

  1. Esory @ ireo minstre tsy alehany ireo manomboka @ Rivo be taimbava ! Raha tsy izany ianao Président no hametra-pialàna eo noho ny fahatezeran’ny vahoaka

  2. · Edit

    « Demander » à un malgahce de quitter son poste non-éléctif comme si demander à la France de lacher la francafrique.

  3. Point de « division tribalistique » dans cet affaire. Il s’agit plutôt d’un problème très caractéristique des politiciens malagasy sans aucune éthique ni envergure. Le PRM est le premier responsable du pays, maladroit et tâtonnant, il ne s’est pas préparé à cette fonction suprême , et ça se voyait déjà des le debut:; sans parler des vautours insatiables qui l’entourent, qui ne font que précipiter sa chute. À ce rythme, il aura fort à faire pour satisfaire « ses régentes affamées » et tenir à la fois les rênes du pouvoir jusqu’en 2018. Je me pose la question s’il n’est pas bon pour lui de suivre l’exemple du PM ?

  4. …Et bien sûre l’arme favorite des francophonards, qui se reconnaissent toujours, va ressortir gaiement : les pseudo NATIFS du sud-est qui s’insurgent (ou la division tribalistique cher à galliéni et ses décendants padesmoliques) !

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