Le retour des vieilles pratiques politiques

Jacaranda

La cérémonie qui a eu lieu avant-hier appartient maintenant au passé et n’est qu’une étape dans le changement que le président de la République voudrait initier dans la vie politique du pays. La formation du nouveau gouvernement du Premier ministre Olivier Mahafaly n’a pas été aussi rapide que certains analystes l’avaient prédit. Les supputations sur les noms des ministres ont alimenté les conversations dans les salles de rédaction de la capitale. Apparemment, les tractations vont bon train pour faire partie de l’équipe qui va conduire la politique du pays.

Le retour des vieilles pratiques politiques

Les places au sein du nouveau gouvernement sont chères, au propre comme au figuré. Les arguments avancés par certains candidats ne sont pas fondés uniquement sur leurs compétences présumées, mais ils sont, avance-t-on, sonnants et trébuchants. Rien n’a vraiment changé dans les pratiques de nos politiciens. Après le discours plein de promesses du Premier ministre, on revient aux réalités sordides du microcosme malgache. Le choix que ce dernier fera ne sera pas uniquement celui de la raison, mais fera intervenir d’autres critères plus terre à terre. Le Premier ministre qui a reçu le soutien appuyé du corps des administrateurs civils va devoir cependant réserver à ses pairs la place qu’ils ne vont pas manquer de revendiquer. Il ne s’agit pas à proprement parler de corporatisme, mais cela devrait se ressentir quelque peu dans la composition des cabinets des ministères. En attendant, la population reste dans l’expectative et attend la suite des événements avec philosophie. Cependant, certaines voix dans l’opposition s’élèvent pour porter la contestation et n’hésitent pas à critiquer le chef de l’Etat lui-même. Le parti libéral démocrate de Mme Sarah Rabearisoa n’hésite pas à s’en prendre à la politique qu’il a menée et qu’il va continuer à mener dans les mois à venir. Il ne se réjouit aucunement de la nomination d’Olivier Mahafaly à la primature car il considère le président comme le seul responsable du devenir du pays. Les affaires nationales vont continuer bon gré mal gré. Ce, en attendant la nomination du nouveau gouvernement.

Patrice RABE

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