La contre-offensive des partisans du régime

Le régime se sentait particulièrement vulnérable ces derniers temps après les critiques lancées par les journalistes et par les membres de la société civile. Les partis qui le soutiennent  sont venus à la rescousse pour ne pas laisser le terrain aux contradicteurs.

La contre-offensive des partisans du régime

Les forces de l’ordre omniprésentes en ville donnent l’image d’un régime inquiet devant  l’exaspération qui commence à gagner une frange de plus en plus importante de la population. Les membres du mouvement des journalistes pour la liberté d’expression n’ont fait que l’attiser en lançant une attaque en règle contre le projet de code de la communication présenté par le gouvernement. Ils ont cristallisé, au fur et à mesure de leur campagne de communication tout le mécontentement né des promesses non tenues et d’une lassitude créée par  les difficultés de la vie quotidienne. La manifestation qu’ils avaient organisée en début de semaine était apparue pour de nombreux Tananariviens comme une occasion de le montrer. Le régime a considéré qu’il s’agissait d’un appel à la révolte et a donc prévenu tout mouvement de contestation. La présence de gendarmes, de policiers et de militaires à tous les coins de rue a donné l’image d’un pouvoir craignant d’être déstabilisé. Les membres de la communauté internationale, bien qu’ils ne le disent pas ouvertement, reprochent cette attitude frileuse. Le régime a donc décidé de contre-attaquer pour soutenir sa position sur la scène politique malgache. Les partis politiques qui le soutiennent  conduits par le HVM sont montés au créneau pour expliquer la démarche de fermeté adoptée. Ils ont dit vouloir stopper une opération de déstabilisation orchestrée en ce moment. Cette attitude offensive des partisans du régime s’apparentent à une mise en garde contre les mécontents tentés de créer des troubles. Ils expliquent que cela entraverait les actions de développement du pays. Le message est clair : il ne faut pas entraver la bonne marche des affaires de l’Etat sous couvert de défense de la liberté d’expression.

Patrice RABE

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