Contestation à Tana : Le pot de terre contre le pot de fer

Jacaranda

On avait parlé d’une opposition qui ose lorsque les membres de l’AFP avaient tenu des propos incendiaires à l’endroit du régime. Ces derniers avaient même défié les autorités en appelant la population à les rejoindre sur la place du 13 mai. On sait finalement ce qu’il en a été.

Contestation à Tana : Le pot de terre contre le pot de fer

Ils avaient dit qu’ils étaient prêts à renverser le régime car cela avait trop duré. Leur appel à manifestation semblait un véritable appel à la révolte et le pouvoir avait donc pris au sérieux ces menaces de troubles qu’ils proféraient. Les forces de l’ordre se sont donc préparés en conséquence. C’est en professionnels qu’ils ont agi, en ne laissant aucune alternative à ceux qui étaient tentés de pénétrer sur la place du 13 mai. Devant l’imposant barrage qui leur interdisait le passage, les leaders de l’AFP se sont défilés. Ils ont préféré partir car ils ont compris qu’ils n’étaient pas de taille à résister à cette force impressionnante mise en place. En fait, la riposte des membres de l’EMMOREG était graduée et ces dernières s’abritant derrière la légalité avaient annoncé qu’elles arrêteraient les fauteurs de trouble. Les organisateurs de la manifestation n’ont donc pas voulu subir cette humiliation, vendredi dernier. Leur promesse de revenir le lendemain sur place n’a pas été tenue puisqu’ils ont brillé par leur absence, samedi, les manifestants de la veille ayant eux aussi préféré s’abstenir. Quel avenir peut-on espérer pour le mouvement ? Les membres de la DFP, plateforme de politiciens et de syndicalistes, ne veulent plus entendre parler de « capitulation du régime » et prônent le recours au dialogue. Ils ont compris que la méthode de l’AFP était vouée à l’échec. Cela s’apparentait à la méthode du « pot de terre contre le pot de fer ».

Patrice RABE

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