Rester au pouvoir à tout prix comme Ali Bongo

Le problème est récurent. Encore une fois, un pays d’Afrique risque de vivre une période post électorale sanglante. La contestation de la victoire d’Ali Bongo aux présidentielles du Gabon va peut-être mettre à feu et à sang ce pays qui est fustigé depuis cinquante ans par la famille Bongo. Encore une fois, un homme politique honni a remporté une victoire douteuse sur un candidat de l’opposition.

Rester au pouvoir à tout prix comme Ali Bongo

La réputation de la famille Bongo ne lui permet pas de jouir de cette honorabilité à laquelle elle aspire sur le plan international. Albert Bongo était un des piliers de la France Afrique qui faisait la pluie et le beau temps sur le continent africain. Régulièrement réélu aux présidentielles, il a dirigé son pays d’une main de fer, ne laissant aucune chance à l’opposition de s’exprimer. Ses pairs africains ont été un à un renversés par leur peuple tandis que lui est resté au pouvoir jusqu’à la mort. Son fils a pris la relève, en remportant une élection déjà fortement contestée et l’espoir d’une véritable alternance avait vu le jour avec la décision de Jean Ping de se présenter aux suffrages des Gabonais. Une fois de plus, il a été déçu. La victoire d’Ali Bongo a été acquise sur le fil, son rival criant à la fraude et au trucage des résultats. La déception et la colère de la population se sont exprimés violemment et la répression a été à la mesure de cette frustration. Jean Ping, le médiateur des conflits post électoraux en Afrique, se trouve maintenant dans la position de ceux auxquels il apportait son expérience de la négociation. Comme à Madagascar en 2002, le conflit post électoral va certainement durer. Le bras de fer engagé avec un président décidé à rester au pouvoir en truquant les résultats des élections va se jouer sur le terrain diplomatique. La communauté internationale n’est plus disposée à laisser au pouvoir un homme politique qui a grossièrement triché. Dorénavant, elle tient compte de l’avis des peuples. Ali Bongo veut tout faire pour rester au pouvoir. La répression que ses forces de sécurité ont opérée signe le début de la fin de sa présidence.

Patrice RABE

Suivez-nous aussi sur Facebook

Partager cette publication

4 Commentaires - Ecrire un commentaire

  1. régler tout d’abord vos problèmes

  2. n’oubliez pas non plus toutes centaines de millions d’euros dépensés en appartement et maison de luxe, en france, notamment à paris et neuilly et sur la côte d’azur (les endroits les plus chics…) – il vient aussi d’acheter un ancien monastère en plein paris près de la sorbonne –
    des gabonais ont déposé plainte – on dit qu’ils constituent des  » biens mal acquis »… une instructions est enfin en cours – car sous les chirac et sarkozy, les plaintes avaient toujours été classées… Mais qui va oser attaquer les bongo ? peut-être que s’il était chassé ? mais faut pas rêver.

  3. permettez moi de vous corriger : jean ping n’a jamais été le beau-frère d’ali bongo puisqu’il n’était pas marié avec pascaline ! il a eu deux enfants avec elle – ensuite ils se sont séparés – jean ping est marié avec une autre femme depuis belle lurette…

  4. Jean PING est le beau frère d’Ali BONGO

    Les Gabonais aspirent à une vie digne dans ce pays riche muselé par une seule famille…..!
    La DEMOCRATIE est une condition sine qua non du DEVELOPPEMENT et les élections sont les bases fondamentaux de cette Démocratie. Il nous faut pourtant y arriver rapidement nos peuples souffrent

Poster un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.