Un jeu bien réel !

La saga entre les gros bras de la CUA et les « petits » marchands à la sauvette ressemble à un jeu vidéo. Avec pour univers, les avenues et rues de la capitale qui sont le théâtre d’une partie interminable. Le jeu reprend – avec rarement un niveau au-dessus – dès que l’un a perdu sans que l’autre ait définitivement gagné.

Un jeu bien réel !

Marc. Si le prénom de son conseiller de mari rappelle (à un K près) celui du patron de Facebook qui a présenté Oculus, un nouveau venu dans l’univers virtuel, celui de « Madame le maire » (pour reprendre l’usage administratif en France) signifie jeu, même si Lalao ne s’y prête pas personnellement. Elle joue néanmoins le jeu en laissant ses hommes le faire à sa place. Un jeu (bien réel) du chat et de la souris avec les marchands de rue qui ne s’avouent jamais vaincus. Ils réinvestissent vite le terrain tout autant que la police municipale reviennent aussitôt à la charge. Avec pour spectateurs, des ménagères médusées qui peinent à remplir leur panier par peur d’être les victimes collatérales de ce bras de fer quotidien qui fait l’affaire (au propre comme au figuré) des voleurs à la tire. Dans la cohue provoquée par l’arrivée du camion de la CUA et la fuite en ordre dispersé des « mpivarotra », on n’arrive effectivement pas à distinguer les « mpisam ». Enième partie hier à Mahamasina et à Analakely où c’était la débandade à chaque passage du minibus Mazda bleu des bérets jaunes qui porte encore les stigmates de l’ire des marchands informels. Lesquels n’ont pas versé dans la violence hier, non sans demander « pourquoi la police municipale s’en prend à plus faible qu’elle alors que ses éléments n’avaient pu rien faire lors du coup de force de l’EmmoReg à la fourrière d’Anosipatrana ». Plus qu’une question, c’est une véritable interpellation par rapport aux actions de la CUA qui est accusée de mener un assainissement à deux vitesses à Analakely. Avec d’un côté les « petits marchands » notamment de « friperie » qui sont pourchassés sans relâche et de l’autre, les revendeurs de voitures – également d’occasion – qui monopolisent les parkings. Remplissant quotidiennement les caisses d’Easy Park, le partenaire de la Commune. Ceci expliquant peut-être …Cua.

R.O

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