La responsabilité partagée de l’Etat et de la Jirama

Le S.A.T. Jirama (Syndicat Autonome des Travailleurs de la Jirama) a réagi avec vigueur contre les accusations portées par tout le monde contre la Jirama. Ces employés trouvent injuste de faire supporter tous les déboires de la société nationale à son équipe dirigeante et demandent à l’Etat de reconnaître ses propres torts dans la situation actuelle.

La  responsabilité partagée de l’Etat et de la Jirama

Les usagers, depuis le début du mois de septembre, n’ont pas de mots assez  durs pour crier leur colère contre la Jirama après les coupures incessantes d’électricité  et d’eau qui rythment leur quotidien. Le laisser-aller et la gabegie qui y régnaient ont été masqués par le versement des subventions ayant permis de faire fonctionner les centrales thermiques de la société nationale. Les institutions financières internationales ont demandé la suppression de ces aides de l’Etat et le ministère des Finances a décidé de suivre ces recommandations. On est donc arrivé à cette intensification des délestages qui augmentent les difficultés d’une population  épuisée par les privations de toutes sortes. Le feu roulant des critiques qu’on adresse aux dirigeants de la Jirama est certes justifié  et ses employés acceptent leur part  de responsabilité, mais ces derniers trouvent injuste qu’ils soient les seuls à être accusés de mauvaise gestion. Ils se tournent vers l’Etat qui n’a pas payé ses dettes et qui doit plusieurs centaines de milliards d’ariary à la société nationale.  Vus sous cet angle,  les déboires de la Jirama ne sont pas causés par la seule incurie de ses responsables. L’Etat devrait comme tous les usagers payer ce qu’elle doit et ainsi alléger les difficultés de trésorerie de cette dernière. C’est un autre son de cloche que le S.A.T. a fait entendre hier et cela permet au public d’avoir une opinion moins tranchée sur la question. Dorénavant, l’Etat devra prendre en compte toutes les données d’un problème qu’il faut solutionner sans délai.

Patrice RABE

Suivez-nous aussi sur Facebook

Partager cette publication

4 Commentaires - Ecrire un commentaire

  1. Comme des adolescents pris en défaut:
    Les gestionnaires de la Jirama(ty) et l’Etat se renvoient la « patate chaude ».!!!
    Tous deux se sont installés, durant des décennies, dans une politique de gestion douteuse dont ils ont du mal à s’en défaire et tentent chacun de son coté de se donner « bonne conscience », surtout l’Etat, sous la pression du FMI, concernant la FDC (facilité de crédit).!

  2. vous êtes nulle. Comment se fait -il que La Directrice de la JIRAMA a déclaré ( il y a 5 mois) que la société accuse une perte mensuelle de 30 milliards d’ariary et encore le Ministre Gervais Rakotoarimanana parle que l’Etat injecte également 30 milliards d’ariary mensuellement. JIRAMA fait alors une perte de 60milliards d’ariary tous les mois Vous croyez que c’est normal. Si chaque foyer a comme facture 50000ariary tous les mois Il y a alors 1500000 foyers qui n’ont pas payé leur facture. Antananarivo compte 2200000 habitants mais non pas de foyers A vous de trouver la réponse

  3. C’est surtout leur politique de gestion qui doit changer… Si auparavant, les employés n’avaient pas à payer leur consommation, il faut changer de stratégie puisque les temps changent… Cela éviterait aux usagers qui paient honnêtement leurs factures de remplir les trous de la Jirama… La corruption faisant rage aussi dans le pays, peut-être que finalement, l’Etat a raison de vouloir changer les dirigeants au sein de cette compagnie… Meme avec les subventions, les délestages n’ont jamais cessé voyons!

  4. La responsabilité d’une entreprise repose effectivement sur ses dirigeants,mais aussi sur chaque employé….la Jirama est une entreprise à l’image de ces deux corps….pillage, vols et détournements divers, et vous pensez que ça va durer?….que nenni,car personne ne veut payer….

Poster un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.