S’organiser pour faire baisser l’insécurité


Bmoi

Antananarivo connaît à présent les problèmes des grandes agglomérations à travers le monde. Elle n’a pas été aménagée pour accueillir l’afflux de population résultant de l’exode rural et elle connaît maintenant les problèmes des villes surpeuplées. L’insécurité est l’un des plus préoccupants. C’est l’un des fléaux de la capitale.

S’organiser pour faire baisser l’insécurité

La protection des biens et des personnes devrait être la priorité de nos dirigeants. Mais elle n’est qu’un des nombreux problèmes que ces derniers doivent résoudre. Les forces de l’ordre qui sont chargées d’assurer la sécurité des citoyens semblent totalement démunies devant l’ampleur du défi qu’elles doivent relever. Les moyens mis à leur disposition ne leur permettent pas d’empêcher la recrudescence des actes de banditisme. Les organismes de sécurité privée connaissent un succès grandissant auprès des particuliers qui peuvent se permettre de louer leurs services. Cependant, la population qui subit cette insécurité galopante ne peut pas baisser les bras. C’est maintenant au niveau des « fokontany » que la solution devrait être trouvée. Il est peut-être temps de relancer les comités de vigilance qui assurent la sécurité des quartiers et qui permettent de mobiliser les habitants. Durant le sommet de la Francophonie, ces comités avaient été reformés et avaient permis de sécuriser tous les endroits de la capitale. Les riverains d’Analakely ont décidé de créer l’association des « Arcades d’Analakely » qui a décidé de prendre à bras-le-corps le problème de l’insécurité sur l’Avenue de l’Indépendance. Cette artère de la capitale est devenue le royaume des pickpockets et des voleurs qui opèrent en toute impunité. Dorénavant, ce sont des agents civils qui vont empêcher ces malfaiteurs de s’attaquer aux passants. L’association a suivi l’exemple des habitants d’Antaninarenina qui ont fait appel à des vigiles pour leur permettre de circuler en toute sécurité. Certes, ce calme retrouvé a un prix, mais c’est une nécessité. Sans aller jusqu’à recruter des agents entraînés, il est peut-être temps que les citoyens s’organisent.

Patrice RABE

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